Estelle Ondo, ministre gabonais de l'Environnement procédant à l'ouverture des travaux de la phase des experts, le 12 juin à Libreville
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La capitale gabonaise accueille du 12 au 16 juin prochain la 16e Conférence ministérielle Africaine sur l’Environnement (CMAE). Placée sous le thème: «Investir dans des solutions environnementales novatrices pour accélérer la mise en œuvre des Objectifs de développement durable et de l’Agenda 2063 en Afrique », cette rencontre devrait permettre de conforter une position commune du continent face aux défis environnementaux de l’heure.

La réunion de Libreville devrait permettre d’aborder plusieurs questions pendantes telles que l’avenir de la CMAE au lendemain de la décision de l’Union Africaine de la supprimer, étudier l’initiative africaine sur l’adaptation et la mise en oeuvre de l’agenda 2030 ainsi que l’agenda 2063 en matière de développement durable. Pour le ministre gabonais de l’Environnement, Estelle Ondo, «la CMAE doit continuer à servir d’aiguillon et de porte-voix, à notre cause commune.  C’est pourquoi il est opportun de continuer à mener le combat de son existence, face aux enjeux climatiques et environnementaux dont les théâtres d’action ont largement conquis la planète ».

Une approche que partage Juliette Biao Koudenoukpo, Directrice et Représentante régionale de l’ONU Environnement, Bureau Afrique qui estime que «l’Afrique est l’un des continents les mieux dotés en terme de diversité et d’abondance de sa faune et de sa flore sauvages. Cependant, cette biodiversité est vulnérable et parvenir à une gestion durable des ressources naturelles dans un contexte de croissance rapide de la population humaine reste un défi majeur ». Pour la représentante de l’ONU Environnement, la CMAE  joue un rôle essentiel dans l’élaboration des choix actuels et futurs du continent tout en veillant à ce que son développement soit durable.

Les experts suivant les allocutions des officielles à l'ouverture des travaux
Les experts suivant les allocutions des officielles à l’ouverture des travaux

Par ailleurs, elle a indiqué que «l’Afrique dispose d’environ 30% des réserves minérales mondiales, 8% des réserves de gaz naturel, 12% des réserves de pétrole, 40% de l’or, et 80 à 90% de chrome et de platine ainsi que des plus grandes réserves de cobalt, de diamant et d’uranium dans le monde. En matière d’agriculture, l’Afrique détient 65% des terres arables du monde et de 10% des sources intérieures renouvelables d’eau douce. Le secteur de la pêche très productif, rapporte environ 24 milliards de dollars (USD) chaque année. Le continent possède également un immense potentiel de régulation du climat. Il abrite la deuxième plus grande foêt tropicale d’un seul tenant au monde dans le bassin du Congo avec une pluviométrie les plus élevées ».

Ainsi, la 16e CMAE est une opportunité, après cette réalité naturelle, de réfléchir sur la mise en œuvre d’une gestion durable commune. Face à la problématique de la pollution grandissante avec 7 millions de décès par an dans le monde selon l’OMS, soit 600 000 en Afrique, cette rencontre devrait penser les stratégies de lutte contre ce défi de santé public. Désertification, gouvernance des océans, migration, énergie et la sécurité environnementale seront également au menu de ce conclave de Libreville.

DTV JUIN 2017

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