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Ces dernières années, plusieurs militants malgaches qui luttent contre le trafic d’espèces sauvages ou l’appropriation illégale de terres ont été pris pour cibles par les autorités. Avec la complicité d’une justice aux ordres. Un article à découvrir dans notre dossier “Droits de l’Homme, le prix du combat”, réalisé en partenariat avec Amnesty International.

À Madagascar, il peut être dangereux de s’élever contre les activités illicites des entreprises ou la corruption du gouvernement.

Il a donc fallu un certain courage à Raleva, un paysan de 61 ans [membre de l’organisation de défense des droits humains Justice et paix], pour se lever et poser des questions lors de la réunion qui a eu lieu le 27 septembre dans son village du sud-est du pays. Une entreprise sino-malgache, qui avait été chassée de la région, était venue annoncer la reprise de son activité d’extraction d’or, et ses représentants étaient accompagnés du puissant chef de district [représentant de l’État auprès de la commune].

Le litige remonte au mois d’août 2017, quand la compagnie minière s’est installée dans la région pour extraire de l’or. Le ministère chargé des Mines avait fermé la mine en invoquant l’absence de permis. L’entreprise a alors fait une demande auprès de l’Office national pour l’environnement, mais, selon un responsable de cette institution étatique, aucun permis ne lui a été délivré.

Pourtant, à la réunion de septembre, la société a affirmé aux habitants de Vohilava, le village de Raleva, que les permis lui avaient été accordés.

Avec Courrier international

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