Une vue des officiels à l'ouverture des travaux.@Durabletv
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Le lancement des assises sur la redynamisation de l’Agriculture et l’accélération du programme GRAINE pour une souveraineté alimentaire au Gabon à Libreville a été une occasion pour les différents partenaires de repenser leurs implications respectives dans l’essor d’une agriculture nationale forte.

 

Cette initiative qui pour objectif d’apporter des réponses idoines et claires aux défis de faire de l’agriculture le moteur du développement économique et de croissance durable du Gabon, a vu se réunir quatre jours durant (28 juin-1 juillet), les acteurs et experts du secteur agricole venus de l’ensemble du Gabon, mais aussi des pays amis. Car il faut le dire, les attentes sont nombreuses à l’endroit de ce projet dans la mesure où l’agriculture ne contribue encore qu’à hauteur de 3,8%, ce qui reste largement insuffisant. C’est un plan de relance économique qui a pour objectif de : « Créer 150000 emplois, de réduire de 75% les importations, de générer un chiffre d’affaires de 800 milliards de FCFA d’exportations et d’accroître la contribution de secteur au PIB. » a affirmé Patricia Tahié  le ministre délégué à l’Agriculteur en charge de l’Agro-industrie dans son mot de circonstance.

Elle également ajouté que : «  Cet examen s’impose également au programme graine qui, après 2 ans d’activités et en raison de son ampleur et de sa complexité, a besoin d’un bilan d’étapes pour permettre d’adapter son évolution future. » ce sont sept thématiques qui ont été retenues sur lesquelles ont porté  les réflexions de ces assises : (1) mettre en adéquation le cadre juridique et institutionnel de l’agriculture par rapport aux enjeux de la redynamisation du secteur ; (4) renforcer le capital humain dans le secteur agricole ; (5) promouvoir l’agriculture familiale comme moteur de la souveraineté alimentaire du pays.

En outre, les responsables des coopératives n’ont pas manqué de relever plusieurs carences dans le cadre de l’écoulement des produits en cette période de récolte de plusieurs coopératives. Yomeyazi Jean Faustin responsable de la coopérative Scoop Oyabe et Koulabondo a indiqué qu’ « au moment où nous parlons à Makokou,  les gens sont en train de récolter mais la SOTRADER dit qu’elle ne peut plus prendre nos produits, que nous-mêmes nous cherchions. Or le contrat que qui lie les coopérateurs et la SOTRADER dit que c’est elle qui devrait acheter les récoltes.  Aujourd’hui nous ne voyons pas clair. C’est pour cette raison que nous sommes dans les ateliers pour discuter.»

Ajoutons que le président de la coopérative Essoko Y’etakanyabe et président de l’union des scoops du département de l’Ivindo a dénoncé la confusion installée par la nouvelle délégué provinciale en charge du dossier qui aurait déclaré selon lui que : « pour leur autonomisation les plantations reviennent momentanément à la disposition des villageois. Quand on sait que l’administration est écrite, on ne sait pas par qui la décision a été prise nous sommes bloqués. » Pour cette coopérative ce sont 40 hectares de manioc qu’elle devrait faire écouler.

DTV JUILLET 2017

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