La mer n'est pas très loin de trois importants parcs naturels, qui constituent «l'Arc d'Emeraude» autour de Libreville. Ici, à Akanda, les rivières et les mangroves prennent le relais de la forêt. Les oiseaux migrateurs, dont les hérons, y trouvent un refuge paisible.@20minutes
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Comment gérer et conserver durablement les écosystèmes et territoires littoraux de Libreville? Quelles études scientifiques et initiatives locales sont réalisées pour améliorer les connaissances écologiques sur ces espaces ? Autant de questions qui ont été au centre de ces journées scientifiques organisées récemment par l’Agence Nationale des Parcs Nationaux (ANPN) au  Centre national de la recherche scientifique et technologique (CENAREST) à  Libreville.

Mis en œuvre par l’Agence nationale des parcs nationaux, le projet Arc d’Emeraude vise l’amélioration des connaissances scientifiques, l’efficacité de la gestion, l’aménagement, la valorisation et l’intégration territoriale à long terme des trois aires protégées situées autour de Libreville et des communes voisines, soient les parcs nationaux d’Akanda et de Pongara ainsi que l’Arboretum Raponda Walker.

Il constitue une initiative pilote pour promouvoir des solutions en faveur d’un développement périurbain vert, associant l’homme et la nature, intégrant les aires protégées parmi les éléments structurants de l’aménagement du territoire et de la réduction des risques de catastrophes naturelles, en s’appuyant notamment sur la compréhension des services rendus par la nature (renouvellement des ressources halieutiques, valorisation des services écosystémiques…).

Le volet ‘recherche scientifique’ du projet Arc d’Emeraude a pour objectif d’améliorer la base des connaissances écologiques sur les aires protégées et d’aider les politiques publiques dans leur prise de décision et de gestion optimale des politiques de développement des activités humaines.

Dans le cadre de ce volet, le Centre national de la recherche scientifique (CENAREST), l’Institut de recherche pour le développement (IRD), l’Université des sciences et de technologie de Masuku (USTM), la Wildlife Conservation Society (WCS), l’Université de Douala et le bureau d’études BRLi interviennent en collaboration sur la réalisation de quatre études scientifiques sur le littoral et un volet de coordination.

Ces journées tenues les 22 et 23 novembre dernier ont été l’occasion d’échanger sur les problématiques littorales, d’informer sur les études à destination de différents publics et mettre en synergie les différents initiatives et actions en cours. Dans cette perspective de partage des connaissances et d’expériences, quatre demi-journées sont organisées à destination de différents publics cibles (scientifiques, ONGs, scolaires, décideurs…).

Le projet Arc d’Emeraude est financé dans le cadre de l’Accord de conversion de dettes (ACD) France-Gabon mis en œuvre par l’Agence française de développement.

DTV NOVEMBRE 2017

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