La Directrice générale de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), Irina Bokova. Photo : ONU/Mark Garten
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Chaque 8 septembre, la communauté internationale célèbre, la Journée internationale de l’alphabétisation. Cette année, l’UNESCO a souhaité s’intéresser  à « l’alphabétisation dans un monde numérique ».  Retour sur le message intégral d’Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO .

 

Les technologies numériques sont présentes dans tous les domaines de nos existences. Elles façonnent radicalement nos façons de vivre, de travailler, d’apprendre et de vivre ensemble. Ces nouvelles technologies ouvrent un vaste champ de possibilités nouvelles, susceptibles d’améliorer nos vies et de nous relier au reste du monde – mais elles peuvent aussi entraîner la marginalisation de ceux qui ne disposent pas des compétences indispensables à leur utilisation, comme le fait de savoir lire et écrire.

L’alphabétisation est traditionnellement définie comme un ensemble de compétences en lecture, en écriture et en calcul utilisées dans un certain contexte. Les sociétés du savoir numérique sont en train de transformer cette définition, car elles requièrent des compétences nouvelles et plus complexes en lecture et en écriture. En contrepartie, dans le même temps, la technologie peut contribuer au développement de l’alphabétisation.

Il nous faut appréhender la situation dans un plus large contexte. Dans le monde, 750 millions d’adultes sont dépourvus des connaissances les plus élémentaires en lecture et en écriture. Près de 264 millions d’enfants et de jeunes ne sont pas scolarisés. Les études internationales montrent par ailleurs qu’une large part des adultes et des jeunes de notre planète, y compris dans les pays développés, ne possède pas les compétences numériques élémentaires nécessaires pour être pleinement intégrés à nos sociétés et au monde du travail. Réduire cet écart de compétences est un impératif sur le plan de l’éducation et du développement.

Les technologies de l’information et de la communication offrent des solutions pour y parvenir. Les outils numériques peuvent nous aider à élargir l’accès à l’apprentissage et à en améliorer la qualité. Grâce à eux, nous pouvons atteindre les laissés pour compte, améliorer le suivi des avancées réalisées en matière d’alphabétisation, faciliter l’évaluation des compétences, et renforcer l’efficacité de la gestion et de la gouvernance des systèmes de transmission des compétences.

Si nous voulons créer de nouvelles opportunités en faveur de la réalisation de l’Objectif de développement durable 4 et en tirer parti, il nous faut agir collectivement. Les partenariats entre les gouvernements, la société civile et le secteur privé sont aujourd’hui indispensables pour faire progresser l’alphabétisation dans un monde numérique. À mes yeux, l’Alliance mondiale pour l’alphabétisation dans le cadre de l’apprentissage tout au long de la vie constitue un modèle exemplaire de la concertation nécessaire pour atteindre les objectifs mondiaux et soutenir les initiatives nationales d’alphabétisation.

La Journée internationale de l’alphabétisation est pour nous l’occasion d’étudier les progrès accomplis et de nous rassembler pour relever les défis à venir. Cette année, elle doit permettre de mieux comprendre quel type d’alphabétisation est requis dans un monde numérique, afin de bâtir des sociétés plus inclusives, plus équitables et plus durables. Chacun d’entre nous devrait pouvoir tirer le meilleur parti de cette nouvelle ère du numérique, pour les droits de l’homme, pour le dialogue et l’échange, pour plus de développement durable.

DTV Septembre 2017

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