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C’est la substance des échanges issus de l’entrevue le 24 octobre dernier à Libreville, entre le ministre d’Etat en charge du Budget et des Comptes Publics, Jean-Fidèle Otandault  et une  délégation du Fonds Monétaire International (FMI) conduite par Alex Segura-Ubiergo, le Chef de division adjoint pour le compte du département Afrique. Sur les 378 milliards de FCFA d’appui budgétaire à l’Etat gabonais pour l’exercice 2017, 31% ont déjà été octroyés. Le FMI s’est engagé à solder le reste d’ici décembre 2017.

 

Cette rencontre qui s’inscrivait dans le cadre d’une routine conformément à la coopération qui lie le Gabon à cette entité financière, avait pour but de faire une revue périodique de la tenue du budget de l’Etat. « Ce qui se dégage globalement de cette rencontre, c’est la relative bonne maîtrise de nos dépenses publiques. Nous avons signé un programme avec le FMI, et ce programme s’exécute normalement. Des discussions que nous venons d’avoir, je dirais que le FMI s’est résolument engagé à nous aider pour que l’appui que nous attendons soit rapidement débloqué. », a déclaré Jean-Fidèle Otandault au sortir de la réunion de travail. L’Etat qui a déjà reçu près de 58, 12 milliards de FCFA, espère recevoir en novembre 50% supplémentaires du montant restant, même s’il déplore un peu la lourdeur dans les procédures de déblocage des fonds, au regard notamment de l’urgence de redynamisation de l’économie nationale.

FMI 2Une phase des échanges entre les deux parties à Libreville

Pour sa part, Alex Segura-Ubiergo a indiqué   que « le FMI est entrain de soutenir le plan économique du Gabon. Nous avons eu une excellente séance de travail avec le ministre d’Etat. Il nous a confirmé et expliqué toutes les mesures que le gouvernement est en train de mettre en place pour améliorer la gestion des finances publiques ; assurer les entreprises qu’en dépit de l’existence  des contraintes budgétaires, il y aura des efforts pour redynamiser l’économie ; réduire les arriérés de l’Etat auprès des partenaires extérieurs , mais aussi des entreprises en interne pour relancer l’économie, pour permettre au Gabon d’être une économie compétitive. Je peux confirmer que le FMI est satisfait par rapport à la mise en œuvre du plan économique du Gabon ».

Cet entretien a permis de faire le tour sur les questions liées aux priorités d’investissement  de l’Etat, notamment le social, l’éducation, la santé. Le FMI  n’est pas le plus grand contributeur de l’Etat, mais il demeure un partenaire privilégié, car son quitus est une garantie, une forme de caution morale qui rassure d’autres contributeurs financiers tels que la Banque Africaine de Développement (BAD) et la Banque Mondiale.  En mission à Libreville pour deux semaines, le FMI va soutenir l’Etat sur le plan financier et conseiller le gouvernement sur les mesures de politiques économiques. Dans cette optique d’ailleurs, le FMI a ouvert un bureau permanent dans la capitale gabonaise. L’Etat aura bel et bien les 378 milliards  de FCFA du FMI d’ici fin 2017. Pour l’exercice 2018, il est prévu un appui financier de l’ordre de 420 milliards de FCFA de la part du FMI.

DTV OCTOBRE 2017

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