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Les recycleurs dans le monde entier craignent de voir des piles de déchets s’accumuler dans leurs centres de tri. Depuis la récente décision de la Chine, premier pays importateur, de  fermer ses frontières à certains déchets étrangers les professionnels occidentaux s’interrogent. 24 catégories de déchets allant de différentes sortes de plastiques, papiers, cartons d’emballages ou textiles usagés, jusqu’aux boues résultant de la fabrication d’acier ou encore aux câbles et moteurs électriques.

Seule bonne nouvelle pour les entreprises de collecte : les bateaux partis des États-Unis ou de l’Europe devraient encore pouvoir décharger leurs cargaisons dans les ports chinois jusqu’en mars 2018. Pékin semble avoir entendu le cri d’alarme des professionnels occidentaux : initialement prévue pour ce mois de décembre, l’interdiction ne doit finalement entrer en vigueur que trois mois plus tard. Sur la liste noire : 24 catégories de déchets allant de différentes sortes de plastiques, papiers, cartons d’emballages ou textiles usagés, jusqu’aux boues résultant de la fabrication d’acier ou encore aux câbles et moteurs électriques. De quoi bouleverser le marché mondial du recyclage.

Jusqu’à présent, la Chine servait de poubelle planétaire : en 2015, le pays a importé presque 50 millions de tonnes de déchets valorisables   la plupart venant des États-Unis, du Japon, de l’Italie, de la France et de l’Allemagne. Mais le géant asiatique, désormais soucieux de la protection de son environnement, ne veut plus être ce débarras bon marché où de petites usines illégales traitent des déchets étrangers tout en polluant le sol et l’air. À terme, ces centres de tri douteux doivent être remplacés par des sites modernes qui recycleront en priorité des déchets domestiques.

Au nom d’une campagne appelé « Épée nationale », les douanes ont déjà commencé à faire le ménage et bloqué l’entrée de 260 000 tonnes de déchets étrangers en six mois. Cette nouvelle fermeté chinoise fait trembler la planète déchets : car elle risque de conduire rapidement à une saturation des usines de recyclage dans le monde entier et à une chute des prix du plastique usagé.

Avec RFI

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