La photo de famille de tous les participants à l'issue de la cérémonie d'ouverture. @Durabletv
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Du 20 au 22 juin, Libreville abrite la première réunion conjointe sur les maladies tropicales négligées de la chimiothérapie préventive et de la prise en charge des cas à l’initiative de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), en collaboration avec le ministère de la santé publique et de la population du Gabon. En marge de cet évènement seront également organisées les premières journées portes-ouvertes sur dix années de lutte contre les maladies tropicales négligées en Afrique centrale.

C’est la première réunion conjointe des Coordonnateurs et Responsables Nationaux des Pays Africains de Programmes de Lutte contre les Maladies Tropicales Négligées de la chimiothérapie préventive (CTP), comprenant notamment la filariose lymphatique, l’onchocercose, les schistosomiases, les géo-helminthiases et le trachome et les MTN à Prise en charge des cas (PCC) comme la lèpre, la trypanosomiase humaine africaine, les leishmanioses, l’ulcère de Buruli, le pian et le ver de Guinée.

Le choix du Gabon pour abriter cette grande rencontre n’est pas anodin. En effet la Sous-région de l’Afrique centrale (qui comprend 7 pays Francophones, 2 pays Lusophones et 1 pays Hispanophone), l’AC donc, 5 détient le fardeau le plus lourd de la Région africaine pour les MTNs. Toutes les maladies tropicales négligées, à savoir les 5 maladies évitables par la chimiothérapie préventive et les six autres à prise en charge des cas sont toutes endémiques dans cette sous-région.

Cette sous-région accuse également le plus grand retard dans la mise à l’échelle de la chimiothérapie préventive de masse.  Durant cette réunion, l’identification des causes de cet important fardeau et du retard accusé dans la mise en œuvre devront permettre aux pays d’Afrique centrale et des autres sous-régions d’accélérer la mise en œuvre des activités d’éradication, d’élimination et de contrôle de ces MTN pour être au rendez-vous de 2020.

Pour le Dr Boureima Hama SAMBO Représentant de l’OMS au Gabon, « la lutte contre les MTN, ne repose pas seulement sur la prise en charge des malades et la distribution de masse de médicaments, mais exige aussi la lutte contre les vecteurs et hôtes intermédiaires de certaines de ces  6 MTN, ainsi que l’approvisionnement en eau potable, l’hygiène et l’assainissement du milieu. Toutes ces interventions vont au-delà du domaine de compétence du secteur ministériel de la Santé et je me réjouis que les autres secteurs soient présents pour témoigner de leur engagement à se joindre aux efforts du Ministère de la santé et de l’OMS pour lutter contre les MTN, Car lutter contre les MTN contribuera à l’atteinte d’au moins sept des 17 objectifs du développement durable (ODD) ».

DTV JUIN 2017

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