Santé/Maternelle et infantile : « La fistule obstétricale n’est pas une fatalité »

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La santé de la femme, et de l’enfant étant au centre des préoccupations des plus hautes autorités du pays, ainsi que celles de ces partenaires au développement, tel que le Fonds des nations unies pour la population. Il a donc été récemment célébré en différée la Journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale et le lancement du rapport sur l’état de la population mondiale, qui marque le début des célébrations au Gabon du cinquantenaire de l’UNFPA et du 25ème anniversaire du Plan d’Action de la Conférence Internationale sur la Population et le Développement au Caire (CIPD).

 

En 2010 le ministère de la Santé réalisait l’enquête nationale sur les fistules obstétricales une enquête réalisée avec l’appui technique du Fonds des nations unies pour la population (UNFPA). L’enquête révélait que les femmes victimes cette maladie qui est un problème de santé publique, sont en majorités en situation de vulnérabilité, et en incapacité de payer les frais de traitement chirurgical. De 2011 à 2019, s’opère la formation du personnel de santé (médecins, sages-femmes, infirmières) à la PEC des femmes, aussi bien la réparation des femmes porteuses de FO ; élaboration de la stratégie nationale d’élimination de la FO entre 2013 et 2017.

Qu’est-ce que la fistule obstétricale ? Il s’agit d’une ouverture anormale entre le vagin et la vessie : (fistule vésico-vaginale) ; c’est une ouverture anormale entre le vagin et le rectum : (fistule recto vaginale). Ou les deux en même temps (fistule vésico-vagino-rectale). Et les urines ou les selles, au lieu de sortir par la voie normale, vont sortir par le vagin de la femme de façon non contrôlée. Plusieurs raisons sont la cause de cette maladie : les grossesses précoces (avant 18 ans) ; les mariages précoces ; les violences sexuelles etc.

A la question de savoir si l’on peut en  guérir, les autorités sanitaires affirment que la fistule obstétricale n’est pas une fatalité : « On peut l’éviter et en guérir ». Sur 10 femmes opérés, au moins 9 guérissent complètement, rassurent les médecins.

Le rapport de l’UNFPA sur l’état de la population mondiale 2019, intitulé « Une tâche inachevée: la poursuite des droits et des choix pour tous » indique, quant à lui que beaucoup de progrès ont été accomplis depuis 1969 mais que trop de tâches restent inachevées, au niveau global et au Gabon. Beaucoup de femmes ne peuvent pas encore prendre de décisions concernant leur propre corps et leur santé sexuelle et reproductive. Cela a pour conséquence le maintien du ratio de mortalité maternelle à des niveaux inacceptables, des avortements et des grossesses précoces parmi les jeunes filles avec pour résultat l’abandon scolaire et une pauvreté toujours plus grande, alourdissant ainsi les charges pour le gouvernement et la société gabonaise.

Dans son discours circonstanciel, le Représentant résident de l’UNFPA, Keita Ohashi s’est s’interrogé sur le fait  de savoir s’il était possible de pouvoir faire faire mieux pour les femmes et les filles? « Oui. Nous pouvons » a-t-il assuré. Et « nous devons » a-t-il ajouté. Nous avons tous un rôle à jouer. L’UNFPA, le Fonds des Nations Unies pour la population, pour sa part s’est fixé pour objectif d’atteindre trois zéros d’ici 2030 à savoir : Zéro besoin de contraception non satisfait ; Zéro décès maternel ; Zéro violence sexiste et les pratiques nuisibles aux femmes et aux filles. « Nous avons commencé à réorienter nos programmes dans le monde entier pour qu’ils produisent ces résultats transformateurs. Nous persévérerons jusqu’à ce que toutes les femmes et les filles, partout dans le monde, soient en bonne santé, autonomes et aient le contrôle de leur avenir», a-t-il poursuivi.

Il à cet effet lancé un appel à œuvrer ensemble comme ce fut le cas au Caire en 1994 ceci-ci pour la prochaine étape du voyage, à Nairobi. Le 12 novembre, les gouvernements du Kenya, du Danemark et l’UNFPA convoqueront un sommet en vue d’accélérer la mise en œuvre du plan d’action du programme de la Conférence internationale sur la population et le développement, pour nous assurer que personne ne soit laissé pour compte. « Vous y êtes invités »a lancé Keita Ohashi. Au terme de cette célébration, le représentant résident a remis le rapport à Mme le ministre d’Etat de la  Santé, Denise Mekam’ne.

 

Dorian Ondo/DTV 2019

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