Accord de Paris sur le climat : Donald Trump se trompe-t-il à nouveau ?

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Signature du protocole d'accord entre le ministère de l'Education nationale et la Marie de Ntoum.

Durant un discours prononcé ce lundi dans le Kentucky, le président américain s’est congratulé d’avoir mis fin à plusieurs réformes initiées par Barack Obama en matière d’environnement. Donald Trump avait annoncé son intention de se désengager de cet accord qui vise notamment à limiter les émissions de gaz à effets de serre. Le gouvernement américain a notifié lundi à l’ONU sa décision de sortir de l’accord sur le climat, confirmant sa promesse.

 

« Remettre les mineurs au travail » pour qu’ils puissent extraire du “superbe charbon propre”: c’est l’annonce faite lundi par Donald Trump lors d’un meeting dans la petite ville de Lexington, dans le Kentucky. Au moment-même où les Etats-Unis actaient officiellement leur retrait de l’accord de Paris sur le climat, le président américain a vanté les bienfaits de sa politique en matière d’écologie et s’est targué d’avoir mis fin à des réformes environnementales engagées par son prédécesseur.

« Nous avons mis fin à la guerre contre le superbe charbon propre. J’ai abrogé le soi-disant propre “Clean Power Plan” et supprimé le moratoire fédéral d’Obama sur le charbon. Nous remettons nos superbes mineures au travail! »,  a clamé le chef de l’État américain devant ses partisans.

Les États-Unis ont officiellement entamé les démarches pour quitter l’accord de Paris sur le climat. La lettre était attendue depuis 2017, mais ne pouvait pas être envoyée plus tôt, aucun pays ne pouvant sortir avant le troisième anniversaire de son entrée en vigueur, le 4 novembre 2016. C’est-à-dire lundi.

Donald Trump avait annoncé son intention de se désengager de cet accord qui vise notamment à limiter les émissions de gaz à effets de serre. « Aujourd’hui, les États-Unis entament le processus de retrait de l’accord de Paris. Conformément aux termes de l’accord, les États-Unis ont soumis une notification formelle de leur retrait aux Nations unies. Le retrait sera effectif un an après la notification », a déclaré le chef de la diplomatie Mike Pompeo dans un communiqué.

Le retrait sera effectif le 4 novembre 2020, au lendemain de l’élection présidentielle américaine.Ce que ça change, c’est le signal envoyé au reste du monde, estime David Levaï, spécialiste du climat, chercheur associé à l’Institut sur le développement durable et les relations internationales (IDDRI).

« La question qui va se poser désormais, c’est  est-ce que la parenthèse Trump sera close l’année prochaine et qu’on pourra attendre un retour d’une nouvelle administration démocrate dans l’Accord de Paris et dans l’action collective sur le climat ? Ou est-ce qu’une nouvelle période Trump va s’ouvrir après l’élection présidentielle ? Auquel cas, cela va redistribuer les cartes et cela va poser énormément de questions sur la capacité de travailler au niveau multilatéral avec les États-Unis. On est dans un effort global, collectif. Les États-Unis, c’est 17% des émissions mondiales. Il n’y a que l’action collective qui puisse sauver la planète. Donc forcément, sans les États-Unis, sans l’action du gouvernement fédéral, il y a énormément de choses qui ne pourront pas être faites. »

Les États-Unis sont le seul pays à s’être désengagés du texte signé par 197 pays. Jusqu’à présent, Washington continuait à occuper leur siège, discrètement, pour peser sur son application, au cas où justement il réintègrerait l’accord.

Les conservateurs américains ont salué l’annonce. Mais la présidente de la chambre basse du Congrès, la démocrate Nancy Pelosi, y a vu une « nouvelle décision anti-science (…) qui vend l’avenir de notre planète et de nos enfants ». La France a de son côté dit « regretter » l’annonce américaine.

GM/DTV2019

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