ACW2022 : le capital naturel un moyen pour les économies africaines par la création d’emplois

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La semaine africaine du climat réunit actuellement dans la capitale gabonaise plusieurs pays, décideurs et autres groupes de réflexion telles que les organisations de la société civile. Et c’est à cette occasion que les pays de l’Afrique Centrale par le biais du WWF, ont procédé au lancement du rapport ” Construire un avenir durable pour l’Afrique Centrale dans un monde post-COVID: le rôle du capital naturel“. Le lancement dudit rapport à conduit à des échanges dont la thématique était , << Les États de l’Afrique centrale plaident l’investissement dans le capital naturel pour le bien être des populations et de la nature >>

 

«  Le message que l’on voudrait faire véhiculer est que la nature dans une région comme le bassin du Congo et un pays comme le Gabon est non seulement c’est le premier aspect source de développement économique, mais c’est aussi du cash que nous avons là, car nous transformons ces arbres en cash. Encore mieux de transformer notre capacité de séquestrer le carbone en cash. Je crois que le Gabon est champion en cela. Mais au-delà de cela, il faudrait retenir que le problème des changements climatiques, un des meilleurs remède c’est la nature », s’est exprimé le Directeur par intérim du WWF Gabon, Laurent Some.

Célébré la nature est donc une chose importante, autrement dit le capital naturel, c’est-à-dire la biodiversité de l’Afrique Centrale permet à la Région de juguler le changement climatique, tel est le message porté par le WWF lors du lancement de ce rapport sur le capital naturel intitulé : “Construire un avenir durable pour l’Afrique centrale dans un monde post-COVID : Le rôle du capital naturel“. Le lancement de ce rapport a donc permis d’avoir des échanges enrichissants puisqu’il s’agit de construire un avenir durable pour l’Afrique centrale dans un monde post-COVID à partir de son capital naturel qui a un rôle essentiel a joué.

Ce rapport met en évidence les enjeux du capital naturel. Et le Gabon est premier dans la sous-région pour faire impacter le capital naturel car il est couvert à 70% de forêt. Néanmoins, pour que cela marche chaque individu devrait être se sentir concerné car il est évident que chaque africain, chaque citoyens pourrait dans quelques années participer au capital naturel « chacun de nous est le gouvernement car au-delà de nos représentants qui sont l’exécutif nous avons le citoyen, la gabonaise, le gabonais qui doit se sentir interpeller étant donné que demain ils se poseront des questions comment est-ce ce que l’arbre qui est dans leur cours laissé par leur grand parents pourra être coupés pour être transformé en cash », a-t-il indiqué, le Directeur par intérim, Laurent Some. C’est la raison pour laquelle les pays de la CEEAC doivent prendre en compte le capital naturel afin de protéger leurs écosystèmes.

Soulignons tout de même que le capital naturel ne se résume pas qu’aux arbres. Pour sa part, Laurent Some estime que la biodiversité des Pays de l’Afrique centrale serait très diversifiée et aurait un capital abondant, « le capital naturel ne se résume pas qu’aux arbres, aujourd’hui le Gabon abriterait 10 % de la biodiversité, cette sous région aurait un capital abondant et une biodiversité diversifiée mais dont la valorisation économique est encore faible ». Un bon nombre de recommandations ont été formulées à ce propos et la réflexion se poursuit, « aujourd’hui d’autres continents ont valorisé leur capital naturel, je parlerai de l’ASie avec le cocotier, l’Amérique du Sud d’où avons des insectes, nous avons des fleurs, nous devons valoriser notre capital naturel et les ministères de finances, les ministères de l’économie doivent maintenant intégré ce capital naturel dans leur comptabilité » a-t-il poursuivi.

Retenons par son caractère insistant que ce rapport fait prendre conscience que l’Afrique Centrale a capital naturel important. Dès lors, les ministères des finances, de l’économie doivent intégrer cela dans leur économie nationale, afin que se développe des entreprises et que se crée des emplois. Que le capital naturel sorte du ghetto et qu’il soit connu de tous. << Nous en Afrique centrale, nous avons peu valoriser en tout cas au niveau international notre biodiversité, notre capital naturel. Le seul produit que nous avons valorisé c’est le safou; dacriode sedulis. Il est maintenant question d’aller plus loin dans la valorisation de notre capital naturel qui est divers >> a précisé Directeur par intérim WWF Gabon, Laurent Some.

NET/DT2022 

 

 

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