Biodiversité : Marco Lambertini en promoteur d’un nouveau pacte pour la conservation de la nature au Gabon

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Marco Lambertini, le Directeur général de WWF International, encadré par Alice Ruhweza Directrice de WWF Afrique (à droite) et Marthe Mapangou Directrice nationale de WWF Gabon (à gauche).@durabltv

Le Directeur général de WWF International, accompagné d’Alice Ruhweza Directrice de WWF Afrique a récemment séjourné à Libreville pour fédérer les acteurs gouvernementaux,  le secteur privé et la société civile autour d’un new deal pour la protection de la biodiversité. Un Dialogue de haut-niveau relatif aux moyens urgents à mettre en œuvre pour stabiliser puis inverser le déclin de la biodiversité mondiale a été organisé à cet effet.

 

C’est la première fois qu’un Directeur général de WWF international arrive au Gabon. Ce séjour de Libreville a été riche en échange, notamment avec les rencontres avec Alain Claude Bilie-By-Nze, Ministre en charge des Affaires Etrangères, et le Premier ministre, Julien Nkogue Bekale. A côté de ces consultations des acteurs du gouvernement, Marco Lambertini a animé « un Dialogue de haut-niveau relatif aux moyens urgents à mettre en œuvre pour stabiliser puis inverser le déclin de la biodiversité mondiale ».

Cette rencontre, ouverte aussi bien aux acteurs étatiques, économiques et de la société civile dans sa diversité, a permis au Directeur général de WWF International de faire le point lors d’une présentation exhaustive de l’état actuel de la biodiversité dans le monde. A en croire cette présentation, la dégradation de la nature se fait à une vitesse inquiétante. Cette dégradation est liée entre autres à la surexploitation (surpêche, trafic d’espèces sauvages, dégradation des sols), le changement et la dégradation des habitats (déforestation, artificialisation) ou encore, les pollutions (pesticides, engrais chimiques, plastiques), le changement climatique, la non prise en compte du capital naturel dans les décisions publiques et privées, et les incohérences de politiques publiques.

Malgré des initiatives internationales et nationales, la mobilisation de l’ensemble des acteurs reste aujourd’hui faible et les résultats atteints insuffisants. Si certains objectifs sont en bonne voie de réalisation, tels que protéger au moins 17 % des zones terrestres et d’eaux intérieures (objectif 11), une grande partie des autres objectifs ne pourront très probablement pas être atteints d’ici 2020. Il apparait clairement que le Plan stratégique 2011-2020 pour la diversité biologique, (Objectifs d’Aichi pour la biodiversité) adopté par les 193 Etats Parties à la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) a été un échec. Il est question pour WWF International d’inciter toutes les parties prenantes à  partir sur des nouveaux objectifs, avec une nouvelle dynamique.

C’est dans ce cadre que s’inscrit l’ambitieux Cadre mondial post-2020 pour la biodiversité. Plus large que le processus onusien dans le cadre de la CDB, le WWF International porte un « New Deal pour la Nature et l’Homme ». Celui-ci vise non seulement un accord international à la CBD sur de nouvelles cibles à atteindre à l’échelle mondiale et des Etats parties, mais aussi à créer et soutenir un momentum sur la Nature pour 2020 et après.

« Pour 2020, nous voulons que plusieurs gouvernements, plusieurs leaders économiques de manière très claire travaillent pour un compromis très fort pour la conservation de la nature. Le ciel, la forêt, les rivières,  c’est l’infrastructure naturelle qui nous permet de nous développer de manière raisonnable. C’est l’ambition, c’est le défi. Et je suis sûr que le gouvernement gabonais va prendre un compromis très fort pour la conservation parce qu’il comprend que la préservation de la forêt et des ressources naturelles du pays est fondamentale pour la qualité de vie » a conclu  Marco Lambertini.

Eric Chezeaux, Directeur RSE et Certification à Rougier Gabon qui  s’est dit satisfait de ce dialogue de haut niveau, a signifié que : « Rougier Gabon en tant qu’entreprise citoyenne engagée dans le sociétal et l’environnemental depuis maintenant  plus de 20 ans, en terme d’aménagement et de gestion durable des ressources naturelles forestières. Nous pensons être un acteur majeur. Et nous avons bien noté que dans la nature des débats à venir et l’implication du secteur privé pour valoriser aussi bien les échecs que les réussites, nous pensons être un modèle. Tel que cela nous a été présenté avec un virage nouveau qui semble être amorcé en 2020 pour la prochaine décennie. Nous sommes prêts à contribuer et à faire partager nos bonnes pratiques pour que cela puissent servir tant au Gabon que dans  d’autres contrées de la planète ».

L’honorable député  Paul Biyoghe Mba, président de la Commission Protection de la nature et de l’environnement à l’Assemblée Nationale  a indiqué qu’à côté des codes existant (forestier, minier, etc.), «  il faut aller plus loin en misant sur la formation des jeunes, des populations à la préservation de la nature. De telle sorte que tout ce qui disparait puisse revenir ».

 

DO/DTV2019

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