Biodiversité : « Nous voulons une Afrique prospère et biodiversifiée »

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Le Mozambique a été  frappé en mars et en avril dernier par deux cyclones. Ces cyclones ont détruit complètement la ville de Beira et fait plus de 600 morts. Des milliers de survivants de cette catastrophe naturelle vivent toujours dans des camps de réfugiés, dépendent entièrement de l’aide et n’ont pas les moyens de se reconstruire. Dans le même temps, des pays comme le Kenya, l’Ethiopie et la Namibie ont connu des épisodes de sécheresse qui exposent des millions de personnes à la famine.

 

Sur la rubrique, Tribune du journal « Le Monde.fr », Charly Facheux, vice-président d’African Wildlife Foundation a donné son point de vue au sujet de la biodiversité qui est un autre moyen d’assurer la prospérité du continent africain, «Nous voulons une Afrique prospère et biodiversifiée ; elle n’est possible que si nous prenons de bonnes décisions aujourd’hui ». La préservation de la faune et de la flore est nécessaire au développement économique du continent.

Ces différentes situations vécues  illustrent bien le paradoxe en Afrique aujourd’hui. Dans une partie du continent, de violentes tempêtes inondent et tuent. Selon ce dernier, dans une autre, des personnes meurent par manque d’eau. Ces deux extrêmes s’expliquent assurément par le dérèglement climatique et la perte de biodiversité.

«  Il suffit de lire le rapport préparé par 150 experts de 50 pays au sein de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), publié en mai, pour prendre la mesure du danger », assure-t-il.

Selon eux, la Terre risque de voir disparaître un million d’espèces animales et végétales. Une telle perte aura un impact immense sur l’humanité. Elle compromettra notre capacité à nous nourrir et nous exposera à des conditions météorologiques extrêmes, comme celles que nous observons déjà dans certaines régions de l’Afrique.

Les statistiques les plus récentes indiquaient déjà un déclin sévère de la faune sur le continent africain. Selon le dernier décompte, il n’existe plus que 5 050 rhinocéros noirs dans la nature, contre 65 000 en 1964. L’Afrique ne compte plus qu’environ 415 000 éléphants, contre 1 million en 1964. En cinquante ans à peine, nous avons perdu plus de la moitié de la population de pachydermes, et ce nombre ne cesse de diminuer. La situation n’est guère plus reluisante pour les lions, les guépards et les girafes. Nous nous attendons encore à une forte baisse des populations fauniques, toutes espèces confondues, l’écosystème étant devenu trop inhospitalier et hostile.

GM/DTV 2019

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