Changement climatique : en 30 ans 5.000 nouveaux lacs glaciaires se sont formés

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Avec le réchauffement climatique, les glaciers aux quatre coins du monde reculent et fondent. En conséquence, des lacs glaciaires se forment dans les montagnes. En trente ans, ces lacs se sont multipliés et pourraient menacer les populations qui vivent à proximité.

 

Futura a souvent relayé des informations concernant la fonte des glaciers aux pôles mais aussi celle des glaciers dits « tropicaux » qui sont majoritairement situés dans des chaînes de montagne à des latitudes moyennes à hautes. Lorsque les glaciers fondent en Arctique ou en Antarctique, l’eau devenue liquide contribue à l’augmentation du niveau de la mer, mais dans les glaciers qui se trouvent en montagne, l’eau suit la géologie du terrain. Elle se charge de débris rocheux (moraine) ou de morceaux de glace, avant de former un lac glaciaire.

Entre les années 1990 et la fin des années 2010, le nombre de ces lacs glaciaires a augmenté de 53 %. Ces résultats ont été obtenus grâce à l’analyse de 254.795 images prises par le satellite Landsat, le premier programme spatial civil d’observation de la Terre, dont le dernier satellite a rejoint l’espace en 2013.

La plupart des lacs glaciaires se situent à des latitudes moyennes à hautes. Les plus grands sont situés en Alaska, au Canada, en Scandinavie au Groenland et en Patagonie. C’est en Islande, en Scandinavie et en Russie que les lacs qui grandissent le plus vite ont été repérés. Par exemple, en Russie des lacs ont vu leur volume augmenter de 152 %. Mais ces lacs sont plutôt petits et donc malgré leur expansion rapide, leur volume n’est pas significatif.

En Patagonie, d’autres lacs glaciaires grandissent aussi, mais ceux-là sont beaucoup plus grands. La surface combinée des trois plus grands lacs de la région a augmenté de 27 km2 entre les années 1990 et 2018.

Au total, les lacs glaciaires contiennent un volume d’eau qui pourrait faire augmenter le niveau de la mer de 0,43 millimètre. Ils représentent aussi un risque pour les populations qui vivent en aval de ces lacs car ils ne sont pas aussi stables que les autres lacs. « C’est un problème dans de nombreuses régions du monde, où des gens vivent en aval de ces lacs instables, surtout dans les Andes et des endroits comme le Bhoutan ou le Népal, où des inondations peuvent être dévastatrices », explique Dan H. Shugar, premier auteur de l’étude.

Avec Futura-Sciences

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