Changement climatique: « Si l’on ne trouve pas une solution, l’Afrique va être la plus touchée » dixit Prof. Lee White

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Dans le cadre du Climate Action Day (CAD) prévu ce vendredi 23 octobre 2020, pendant 24 heures, les médias à travers le monde sont invités à prendre part à la plus longue conférence de presse jamais organisée au cours de laquelle les médias doivent rappeler que les entreprises, universités, gouvernements, collectivités et associations travaillent à des solutions locales concrètes et innovantes pour réduire leur impact sur l’environnement. A Libreville, cette conférence de presse s’est tenue le 21 octobre dernier en présence du ministre gabonais des Eaux et Forêt Prof. Lee White et des représentants de l’Union européenne au Gabon, autour du thème : « L’effondrement à long terme de la disponibilité des fruits menace la mégafaune des forêts d’Afrique centrale ».

 

La conférence de presse s’est ouverte avec une vidéo dans laquelle le ministre, en charge du plan climat et du plan d’affectation des terres le Prof. Lee White présentant les conditions dans lesquelles l’étude sur : « L’effondrement à long terme de la disponibilité des fruits menace la mégafaune des forêts d’Afrique centrale » été menée sur près de 40 ans, depuis 1983 dans le parc de la Lopé par des scientifiques gabonais en collaboration avec ceux venus de l’étranger, et comment ils sont arrivés à ces résultats.

Les journalistes différents médias invités face au ministre des Eaux, de la Forêt, de la Mer, de l’Environnement, chargé du plan climat et du plan d’affectation des terres et les membres de l’Union Européenne en poste à Libreville.

L’Union Européenne lutte contre le changement climatique grâce à des politiques internes ambitieuses, et une étroite coopération avec ses partenaires internationaux. L’institution réaffirme très clairement sa volonté de leadership politique à travers le Pact Vert (Green Deal). Une manière pour cette institution d’être un acteur majeur dans l’action climatique, protection de l’environnement, dans le développement durable, et la protection de la biodiversité ; toutes actions étant liées les unes aux autres.

« (…) C’est parce qu’elle reconnait le leadership du Gabon dans la promotion du développement durable sur le plan régional et international que l’Union Européenne soutien avec insistance et continuera à soutenir les efforts de ce pays dans ce domaine », a précisé le chargé des affaires UE, Jean-Jacques Forté.

Le chargé à la coopération, Estratios Pegidis est revenu sur les différentes actions soutenues par l’UE dans le Bassin du Congo et au Gabon tel que son programme phare ECOFAC lancé en 1992. Selon lui, « Cette étude a pu nous le montrer un cas concret de l’impact néfaste du changement climatique dans un espace naturel comme le bassin du Congo en l’occurrence le massif forestier de la Lopé.»

Il a par ailleurs ajouté que « Le programme ECOFAC est l’abréviation d’écosystème fragilisé d’Afrique centrale. Il est actuellement dans 6ème phase d’une durée de 5 ans avec un budget indicatif de 80 millions d’euro, soit 52 milliards francs CFA si mes calculs sont bons. Évidemment il a une couverture régionale, il vise la préservation de la biodiversité et des écosystèmes fragiles en Afrique centrale. Et notamment des actions au niveau national, comme celles démontrées dans le parc de la Lopé. »

La phase aux questions des journalistes auxquelles a été sous le ministre de l’Environnement.

Quant au ministre qui s’est plié à la phase de questions réponses, il n’a pas manqué de rappeler à l’entame de son propos le défi qui est le sien, étant donné sa double tâche, « préservation de l’environnement et développement de l’industrie du bois ». Lui qui autrefois, protégeait le bois, aujourd’hui, il lui est demandé de le couper le même bois, mais de manière respectable.

A la grande question savoir s’il y a des solutions à apporter à l’effondrement à long terme de la disponibilité des fruits qui menace la mégafaune des forêts d’Afrique centrale, le ministre a soutenu qu’ils n’existent pas de solutions à court, moyen et long terme. « Malheureusement, il n’y a pas de solutions à court, moyen et long terme, selon moi. Si ce phénomène est effectivement lié aux changements climatiques et que l’on ne voit pas d’autres explications. La seule solution c’est de renverser les effets du changement climatique. »

C’est sur un ton alarmiste que le ministre a clos son propos, en soulignant que si la communauté internationale n’est pas fédérée autour de la question du changement climatique, le continent Africain sera victime d’un déplacement massif des populations « réfugiés climatiques ». « La réalité du changement climatique c’est que si l’on ne trouve pas une solution, le continent de l’Afrique va être le continent le plus touché. Il y aura des centaines de millions de réfugiés en Afrique. » a soutenu le Prof. Lee White.

 

GM/DTV2020

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