Changements climatiques : les experts CEEAC peaufinent la rencontre d’Abu Dhabi

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La capitale gabonaise a accueilli le 12 juin 2019 courant,  une réunion technique des experts climat et forêts de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC). Une réunion préparatoire de la réunion extraordinaire des ministres de la CEEAC à Abu Dhabi aux Emirats Arabes Unis. Cette rencontre  aura pour objectif de préparer la position commune de la sous-région avant le Sommet de l’Action qui se tiendra le 23 septembre à New York en marge de la 74èmeAssemblée générale des Nations Unies. 

 

L’ouverture de ces travaux de Libreville a été ponctuée par plusieurs discours qui avaient pour objectif de rappeler les enjeux de l’heure  à l’ensemble des participants à cette réunion technique des experts climat et forêts de la CEEAC. L’objet de ces travaux était  porté sur « La solution basée sur la nature »

Le représentant spécial du Chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba et secrétaire permanent du Conseil national climat Tanguy Gahouma a dans son mot d’ouverture souligné le fait que le temps des discours soit révolu, car depuis 2015, « Nous avons multiplié les discours et les engagements. Mais ces derniers années ont atteint des records de températures et notre continent ne cesse de connaître des événements climatiques extrêmes ». Poursuivant, il a expliqué qu’en tant que « pays en développement », la question climatique est cruciale à prendre en compte dans leurs stratégies d’émergence économique et pour le bien-être des populations.

Il appartient aux pays vulnérables aux impacts des changements climatiques, il leur appartient de mettre en place les mécanismes de renforcement de leur résilience et de leur adaptation.  A ce titre, la plus grande contribution des pays de la CEEAC, réside dans le potentiel inestimable de cette forêt équatoriale : « Celles-ci constituent le plus massif de forêt tropicales au monde, soit plus de 240 millions d’hectares, contenant 30% du dioxyde de carbone des tourbières tropicales, 50% d’espèces vivantes au niveau mondiales et 6 années d’émissions de gaz à effet de serre », a déclaré Tanguy Gahouma.

Le secrétaire adjoint général de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), Tatu Abdallah Manirakiza prenant la parole en l’absence du Secrétaire général empêcher, est revenu sur la 21ème Conférence organisée à Paris en 2015 qui avait permis d’adopter « l’Accord de Paris », tout en précisant la position du secrétaire général de la Communauté, « le Secrétaire de la Communauté concentre son énergie sur les Actions concrètes avec leur impact visible sur le terrain ». Selon ce dernier, ces actions existent à travers plusieurs initiatives approuvées par les, « Chefs d’Etats dont le système de l’économie verte en Afrique centrale et celui de l’économie bleue auxquelles, il faut ajouter les Contributions Déterminées Nationale ».

Il par ailleurs ajouté  que la démarche se justifie par la volonté des Etats de diversifier leur économie concentrée sur les énergies fossiles et les minerais,  lutter contre le chômage et la pauvreté. Et pour y parvenir la sous-région doit avoir, à l’image sa participation à la Cop15 de Copenhague et la Cop21 de Paris, une position commune face au Sommet de l’Action sur le climat dont l’intérêt sur neuf axes à savoir : « Finance, Transition énergétique, transition industrielle, solution basée sur la nature etc. »

De son côté, le président du Réseau des organisations de la société civile pour l’économie verte en Afrique centrale (ROSCEVAC), Nicaise Molombi a, au nom de son organisation souhaite et insisté qu’il y ait un équilibre entre la protection de la forêt, notamment la lutte contre les changements climatiques et le développement économique en vue de parvenir à, « la création des emplois, la réduction de la pauvreté et les inégalités sociales ».

 

GM/DTV2019

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