Conflit homme/faune: les populations enfin autorisée à se défendre

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Le gouvernement notamment par le biais du ministère des Eaux et Forêts, de l’Environnement a le 10 juin dernier pris trois décrets de Loi. Les deux premiers liés à la protection et la préservation de l’environnement. Le dernier concerne le conflit homme/faune, une situation qui a récemment entraîné des événements tragiques dans la province de l’Ogooué-Ivindo, précisément à Mékambo. Le présent texte est pris en application des dispositions de la loi n°016/01 du 31 décembre 2001 portant Code forestier au Gabon.

 

Ce décret a été présenté comme une des réponses à cette problématique du conflit homme-Faune, le ministère des Eaux et Forêts fait savoir que le texte vise à «contribuer à la sécurité des cultures vivrières des communautés locales ainsi que leur intégrité physique tout en préservant les objectifs de gestion durable de la faune sauvage».

Selon nos confrères de Gabonmediatime.com, le projet de décret autorise donc l’exécution des battues administratives et, le cas échéant, l’usage du droit de légitime défense par les populations victimes de ce conflit.

C’est l’une des solutions annoncées lors du Conseil des ministres qui s’est tenu le jeudi 10 juin 2021. En effet, face à la recrudescence des excursions des pachydermes dans plusieurs localités du pays, le gouvernement, sous l’impulsion du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba, a décidé de prendre un projet de décret autorisant l’abattage des éléphants par les populations en cas de légitime défense.

C’est sur présentation du ministre des Eaux et Forêts, de la Mer, de l’Environnement, chargé du Plan d’affectation des terres Lee White que le Conseil des ministres a entériné le projet de décret fixant les conditions d’autorisation des battues administratives. Un texte pris en application des dispositions de la loi n°016/01 du 31 décembre 2001 portant Code Forestier en République Gabonaise.
Pour le gouvernement, la prise de ce décret s’inscrit dans le cadre de la résolution du conflit homme-faune. « Le texte vise à contribuer à la sécurité des cultures vivrières des communautés locales ainsi que leur intégrité physique tout en préservant les objectifs de gestion durable de la faune sauvage », précise le communiqué final du Conseil des ministres.

Ainsi, outre la mise en œuvre des battues administratives, il sera désormais question d’autoriser l’usage du droit de légitime défense par les populations victimes des attaques d’éléphants. Une solution qui devrait permettre à ces dernières de trouver un peu de répit face à cette problématique.

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