Espaces vierges : à l’exception de l’Antarctique, 77% des terres et 87% des océans ont déjà été modifiés par l’activité humaine

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Un article paru mercredi 31 octobre dans la revue Nature tire la sonnette d’alarme sur ce qu’il reste des territoires vierges d’activité humaine sur la planète. Inquiétant, d’autant plus que ce patrimoine est principalement concentré sur cinq pays qui ne font pas de la protection de l’environnement leur priorité, notamment les États-Unis, le Brésil et la Russie.

Les espaces sauvages se réduisent comme peau de chagrin sur l’ensemble de la planète. Partout, l’homme laisse son emprunte, et il est de plus en plus difficile de trouver des territoires vierges. Aujourd’hui, à l’exception de l’Antarctique, 77% des terres et 87% des océans ont déjà été modifiés par l’activité humaine et l’exploitation des ressources naturelles.

Il y a un siècle, pourtant, les espaces préservés représentaient encore 85% du globe, chiffre aujourd’hui réduit à 23%. Entre 1993 et 2009, une surface équivalente à l’Inde a été perdue. Véritables refuges vitaux pour les milliers d’espèces menacées, les forêts et les océans sont aussi des poumons essentiels pour lutter contre le réchauffement climatique, en plus d’être primordiaux pour les populations indigènes qui y vivent.

Mais l’étude alerte aussi sur le fait que 70% de ce patrimoine n’est réparti que sur cinq pays : la Russie, le Canada, l’Australie, les États-Unis et le Brésil, soit des pays où les politiques environnementales passent souvent au second plan. Comme en Russie, où Vladimir Poutine mise beaucoup sur le développement de la route maritime du nord de l’Arctique, ou encore au Brésil où le puissant lobby de l’agrobusiness convoite déjà la forêt amazonienne. La France est d’ailleurs classée en sixième position grâce à ses espaces maritimes.

Mais pour James Watson, professeur à l’université du Queensland et auteur principal de l’article, pas de doute : « Les pays doivent légiférer et ne pas laisser l’industrie y pénétrer. La nature a besoin d’une pause » ! Cette étude suit la publication mardi 30 octobre du rapport Planète vivante du WWF selon laquelle, sous la pression humaine, la Terre a vu ses populations de vertébrés sauvages décliner de 60% entre 1970 et 2014.

 

Avec RFI

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