Exploitation forestière : un atelier sous Régional pour une meilleure préservation de la faune

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Comment concilier exploitation forestière et préservation faunique ? Une question à laquelle tentera de répondre le World Wildlife Fund (WWF) à travers l’atelier régional sur la protection et le suivi de la faune dans les concessions forestières, dont les travaux ont été lancés, le 11 février à Libreville.

 

Pendant 48 heures, cette rencontre, organisée en l’appui du département du Développement international (DFID), va favoriser le partage d’expérience sur les mesures en place pour assurer la protection et la faune dans les concessions forestières du Bassin du Congo.

Avec près de 11 000 espèces tropicales, 1200 espèces d’oiseaux, 7000 espèces de poissons, 280 espèces de reptiles et 450 espèces de mammifères, le Bassin du Congo constitue l’une des régions les plus riches en biodiversité en Afrique et dans le monde. Il abrite les plus importantes populations de primates et d’éléphants (environ 100 000 individus). Une grande partie de la forêt du Bassin du Congo, notamment celle du Gabon, est soumise à l’exploitation du bois. Or, l’exploitation forestière par l’ouverture des routes favorise le braconnage de la grande faune (éléphants, gorilles) et le trafic d’ivoire.

D’où l’importance de l’atelier qui réunit une quarantaine de participants du Gabon, Cameroun, Congo et Centrafrique, issus de l’administration, le secteur privé et la société civile. Il permettra précisément de présenter le cadre législatif et institutionnel pour la protection de la faune dans les concessions forestières des quatre pays ; ainsi que les mesures opérationnelles pour la protection et le suivi de la faune dans les concessions forestières. Cette rencontre sous-régionale permettra aussi de formuler des recommandations pour renforcer les mesures existantes.

Ouvrant les travaux, la directrice nationale du WWF a remercié les participants de se joindre à «cette réflexion que WWF Gabon a engagée aux côtés de l’administration, pour apporter des pistes de solutions et, ouvrir franchement le débat sur l’équilibre entre l’exploitation forestière et la protection de la faune».

Selon Marthe Mapangou, l’impact majeur de l’activité forestière sur les habitats fauniques n’est plus à démontrer. «Et cet impact est tel que si l’activité forestière n’est pas bien encadrée, elle pourrait devenir un facteur majeur de la perte de la biodiversité dans nos pays. C’est la raison pour laquelle nous avons jugé utile de vous réunir, afin de partager nos expériences respectives», a-t-elle ajouté.
À l’issue de l’atelier, en plus d’avoir renforcé leurs connaissances en matière de dispositions législatives et constitutionnelles dans le Bassin du Congo, les participants devraient être capables, notamment, d’identifier «les améliorations nécessaires pour la protection et le suivi de la faune dans les concessions forestières».

 

Avec Gabonreview

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