Faune: Selon WWF, si rien n’est fait les éléphants d’Afrique auront disparu en 2040

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A bird flies over the carcass of an elephant, which was killed after drinking from a poisoned water hole, in Zimbabwe's Hwange National Park, about 840 km (522 miles) east of Harare, September 27, 2013. Zimbabwean ivory poachers have killed more than 80 elephants by poisoning water holes with cyanide, endangering one of the world's biggest herds, a minister said on Wednesday. Environment minister Saviour Kasukuwere said the elephants had died in the last few weeks in the Hwange national park, the southern African nation's largest, while security forces were preoccupied with a July 31 general election. Picture taken September 27, 2013. REUTERS/Philimon Bulawayo (ZIMBABWE - Tags: ENVIRONMENT ANIMALS SOCIETY) - GM1E99S1BN501

Le WWF tire la sonnette d’alarme, face au drame des éléphants d’Afrique. Selon l’ONG de protection de l’environnement, la population de ces pachydermes disparaitra d’ici à 2040 à cause d’un braconnage devenu sauvage : un éléphant meurt sur le continent toutes les 25 minutes, tué pour ses défenses en ivoire. WWF a lancé une collecte de dons, afin de sauver ces animaux de l’extinction.

 

Les chiffres du Fonds mondial pour la nature (WWF) sur le massacre des éléphants en Afrique font froid au dos. Toutes les 25 minutes, un éléphant est tué pour ses défenses d’ivoire. Ce qui porte à 20 000, le nombre d’individus abattus chaque année. Ainsi, la population des éléphants d’Afrique a décliné de 70 % en 40 ans. Entre 2007 et 2015, 100 000 éléphants ont été massacrés.

Ce braconnage effréné est né à la suite de l’augmentation du prix de l’ivoire, qui a été multiplié par 10 entre 2004 et 2018. En raison de sa position géographique centrale et de son histoire coloniale, la Belgique est une plaque tournante du trafic illégal de l’ivoire. Entre 2007 et 2016, les douaniers belges ont saisi 3 616 produits dérivés de l’ivoire, précise le WWF. La plupart de ces produits transitent par l’aéroport de Bruxelles et sont destinés à la Chine, où 79 tonnes d’ivoire ont été saisies depuis 2000. Ce qui équivaut à 10 800 éléphants tués !

Le 19 novembre 2019, l’organisation vouée à la protection de l’environnement et au développement durable, active depuis 1961, fait de la préservation des éléphants d’Afrique sa priorité du moment. Convaincu que les plus grands mammifères d’Afrique disparaîtront d’ici à 2040 si rien n’est entrepris de toute urgence, le WWF a lancé une campagne de récolte de fonds pour financer des mesures de lutte contre le braconnage. Pour ce faire, l’ONG a créé la page www.elephant.wwf.be, afin de récolter les dons.

Les fonds collectés permettront notamment de : renforcer les patrouilles de surveillance, créer de nouvelles zones protégées pour les éléphants, améliorer et appliquer la législation sur le braconnage, diminuer la demande en ivoire en sensibilisant les consommateurs aux aspects cruels et illégaux de ce commerce.

L’organisation compte également se déployer dans les pays africains ayant les plus fortes concentrations d’éléphants (Botswana, Tanzanie, Malawi, Afrique du Sud, Kenya et Zambie), où elle compte développer une cohabitation harmonieuse entre les hommes et les éléphants à travers la mise en place de zones tampons et de clôtures, ainsi que l’indemnisation des dégâts et la sensibilisation à l’importance de la survie de l’éléphant.

Car au-delà de la perte d’un symbole, de la poésie d’une forme et de la beauté de l’imaginaire qui l’accompagne, la disparition d’un grand mammifère signe toujours la destruction irrémédiable de l’écosystème que représente son habitat, avec une perte générale de la biodiversité qui s’en suit et bien souvent la précède. Une perte qui elle-même s’accompagne de la disparition des services écosystémiques rendus aux populations. Un désastre.

Avec Vivafrik.com

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