Fisticiné : une 4ème édition 100% web faute de Covid-19

0

La 4ème édition du festival international du court métrage de l’Afrique centrale (Festiciné) s’est ouvert à Libreville, ce 9 décembre en cours sous le thème « 7ème art et développement culturel». Le festival se tient cette année dans un contexte particulier celui de la crise sanitaire causée par la pandémie du corona virus (Covid-19). Ce festival a une vocation sous régional, et son objectif est de mettre en connexion les cinéastes du Sud. Notamment ceux de l’Afrique centrale et il s’étant sur un ensemble de 11 pays. Le festival se tient du 9 au 12 décembre 2020.

 

Après les trois éditions au Cameroun, pays fondateur du festival. Le festival qui a un caractère rotatif se déroule hors du Cameroun cette année. Et le Gabon a eu l’honneur d’inaugurer cette première rotation. Il est organisé par deux grandes structures gabonais ; le groupe Divine production qui fait l’audiovisuel et le cinéma et Eagle films fondées et dirigées respectivement par Sosthène Ngokila et John Franck Ondo. Le choix porté sur le Gabon s’explique par l’engouement manifesté par les cinéastes gabonais depuis la mise en place dudit festival.

Selon, Sosthène Ngokila, PDG du groupe Divine production et coordonnateur de cette édition gabonaise a plusieurs spécificités à côté de ce qui s’est  fait au Cameroun. Déjà, il se dérouler sur le web sous fond de Covid-19. Mais aussi, en pleine décennie de la femme ce qui permet de mettre la  femme gabonaise au centre de l’évènement.  Et cela se matérialise par le prix dénommé « Cinéma au féminin ».

« (…) Nous avons mis la femme un peu en avant. Cette édition gabonaise nous avons un prix du cinéma au féminin Un prix soutenu par le ministère des Affaires sociales et des Droits de la femme au Gabon pour pouvoir permettre aux femmes gabonaises de concourir à ce festiciné afin que nous puissions mettre le cinéma féminin en avant. Et nous espérons que lorsque nous serons en train de discuter dans les différents ateliers que nous allons avoir que la participation sera très importantes ». Il  a ajouté par ailleurs qu’une autre particularité de ce festival est celle d’avoir proposé un prix réservé à la jeunesse, c’est-à-dire un prix pour tous les réalisateurs, et producteurs de moins de 19 ans ou de 19 ans et plus. Il y a également  le prix « PROCIGA », le prix du cinéma gabonais.

Composé de cinq membres venus du Gabon, du Cameroun, du Sénégal et de France. Les membres du jury ont été choisis de telle sorte que le festival garde sa portée internationale, bien qu’il soit sous régional  a expliqué le coordonnateur de ce jury, John Franck Ondo manager général d’Eagle films. Selon, John Franck Ondo,  le jury est composé de cinq membres dont deux scénaristes, un critique,  deux cinéastes.

Le festival a reçu 67 films, seuls 38 ont été retenus officiellement et parmi ceux-ci, 22 films d’entre eux sont en compétition et 16 films sont hors compétition. En termes de participation, onze pays prennent part à ce festival, la Côte d’Ivoire, le France, l’Algérie, le Togo, le Burkina, le Cameroun et bien d’autres. Bien qu’ouvert à tous les genres, il faut dire que les films qui prennent part à ce festival ont sélectionnés sur un certain nombre de critères spécifiques. « Nous avons des fictions, des web série, des documentaires. Sur un plan technique, il y a eu la qualité de l’image, la qualité du son, la réalisation mais surtout les thématiques » a précisé l’organisatrice exécutive du festiciné, Loriane Asseko. Concernant le prix cinéma au féminin, « le ministère nous accompagne avec un prix monétaire symbolique » a-t-elle assuré.

Notons que ce festival est le fruit d’une vielle ambition de jeunesse de son délégué général et  fondateur, Tsague Mere. Il  explique que le festival ne serait pas né à la suite d’un manque dont souffrait la sous-région. « Le festival n’est pas sur un fait de manque, déjà au Cameroun il y a beaucoup de festival. Mon souci était de spécifié mon festival de façon à le rendre plus attrayant dans la sous-région (…) Si durant notre marche on se rend compte qu’on est sur la même trajectoire que le FESPACO, c’est tout à l’honneur de l’Afrique. Parce qu’on aurait d’avantage de festivals à la hauteur du FESPACO au moins chaque année ou chaque deux ans. C’est à l’honneur de l’Afrique, la trajectoire n’est pas faire ombrage à chacun des festivals.»

 

GM/DTV2020

 

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Résoudre : *
11 × 7 =