Front social : les employés de CIMHZ et OCEAN réclament de meilleures conditions de travail et de vie

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 Les employés de la Compagnie industrielle et commerciale de mines de hua Zhou (CIMHZ) et d’OCEAN ont adressé le 10 octobre 2022 un courrier annonçant aux deux entreprises leur volonté commune de rentrer en grève, cela conformément à l’article 379 du code du travail. Les deux entreprises mentionnées sont implantées dans la région de Ndjolé (province du Moyen-Ogooué).

 

Cette mobilisation a pris la forme d’une suspension de travail le 21 octobre dernier dès 24h00 au site de la gare. Selon l’article 385 du code de travail un service minimum est prévu, conformément à l’article 383, la durée de cette grève est illimitée jusqu’à ce qu’un terrain d’entente soit trouvé.

L’ensemble des travailleurs des deux entreprises au piquet de grève.

Il est à noter que cette décision prise concerne l’ensemble des salariés des deux entreprises et pour cause la dégradation des conditions de travail, la préservation des droits professionnels. Les revendications sont axés sur points 12 essentiels: << le non respect du dialogue social au sein des entreprises ; la prise en charge médicale des travailleurs africains et leurs familles vers les grandes structures ; les moyens de transport du personnel de types coasters et hias ; un dispensaire digne et une ambulance médicalisée (une eau saine, des logements appropriés) ; la hausse de la prime de production ; primes de roulage, risques, hauteur, entretien, la panier, le feu continus) ; un contrat inter entreprise ; des visites médicales après trois mois, etc. >>

La rivière où les employés et leurs familles viennent se procurer de l’eau.
Les dépôts que laisse l’eau une fois filtrer pour ceux qui ont du temps de le faire.

En effet, au regard des images montrant les lieux où ces travailleurs et les familles se ravitaillent en eau, il apparaît très clairement que la bonne des employés n’est pas une préoccupation majeur des dirigeants des entreprises CIMHZ et OCEAN.

Le 20 octobre 2022 a eu lieu une rencontre à l’inspection des entre les trois parties, travailleurs, employeurs et Inspection. Un procès-verbal a été à nouveau signé et sur les 12 points sur lesquels reposent les revendications, les points 9 la prime de production de et 10 les accessoires des salaires bien qu’ils aient été acceptés poseraient problème selon les travailleurs dans la mesure où les montants à verser ne sont pas connus. Ce qui explique encore le mouvement de grève qui se déroule actuellement.

Le collectif affirme que dans la poursuite de leur dossier dans la capitale provinciale, Lambaréné, ils ont fait l’objet d’intimidation et de menace de mort par la gendarmerie locale, << vendredi dernier, nous étions à Lambaréné pour poursuivre le même document. C’est toujours la même chose. Nos hommes politiques nous ont intimidé là-bas. Il y a même le commandant de Brigade qui a affirmé avoir demandé l’autorisation au gouverneur de s’il pouvait venir arrêter tout le monde ou s’il pouvait tirer sur nous. >>

Rappelons que cette situation de non-respect des engagements pris par les responsables des entreprises susmentionnées dure depuis le 19 avril 2017, cela en dépit du fait que ceux-ci aient été pris en présence des autorités administratives locales de l’époque, notamment le préfet, le commandant et l’inspecteur du travail.

GM/DTV2022 

 

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