IAA: « On n’a pas de sentiment mitigé. Mais nous attendons de voir » dixit Régis Immongault

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De retour de sa mission de plaidoyer sur l’Initiative Africaine d’Adaptation en Europe et aux États-Unis du 26 mai au 10 juin dernier, le ministre d’Etat, ministre des Affaires Etrangères du Gabon n’a pas caché son optimisme quant à la suite des évènements. Pour lui, il s’agit d’une initiative africaine, et ce sont les Africains d’abord qui devraient s’impliquer pleinement à la suite de la première contribution du Gabon qui se levait à 500.000 dollars.

 

Face au corps diplomatique accrédité au Gabon, Le Ministre d’Etat, ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération, de la Francophonie et de l’Intégration Régionale, Régis Immongault a fait le point de son périple. Il s’agissait donc  d’informer les plénipotentiaires des résultats obtenus lors de la mission de plaidoyer en faveur de l’Initiative de l’Afrique pour l’Adaptation (IAA), qu’il a menée, du 26 mai au 07 juin 2018, dans les principales capitales européennes et à New York, accompagné d’une délégation de l’IAA, du Conseil National Climat et du Représentant-Résident du PNUD au Gabon. Lors de son intervention, il a indiqué que «  le Gabon a versé 500.000 dollars et le PNUD 200.000 dollars. Ce qui est intéressant c’est que les Nations unies ont signifié clairement leur soutien à cette initiative ». La table-ronde de septembre prochain sera d’ailleurs co-présidée par l’administrateur du Programme des nations unies pour le développement (PNUD) et au cours de cette table-ronde, le Secrétaire général des Nations unies sera représenté par l’un de ses adjoints.

Ainsi, a-t-il poursuivi, « Il faudrait que nous, Africains, nous puissions mobiliser et verser les contributions parce que cette initiative est celle de l’Afrique. Vous savez, en ce qui concerne le changement climatique, il y a deux aspects. Il y a le problème de l’atténuation des émissions des gaz à effets de serre et celui de l’adaptation. Les Africains n’ont pas tellement émis les émissions. Ils se doivent d’avoir des modèles de production sobre en carbone. Cela signifie que le problème de l’innovation est au centre de la stratégie africaine. Ce sont des fonds considérables que l’Afrique doit mobiliser. C’est dans ce cadre qu’il faudrait absolument que nous puissions sensibiliser et avoir une action coordonnée autour de cette coordination mise en place dans le cadre de cette initiative ».

Il y a des raisons d’espérer puisque la rencontre de septembre sera déterminante en fonction de la concrétisation des présences annoncées.  « Nous allons constater les annonces effectuées par les différents partenaires. Avant cette table-ronde, nous ne pouvons pas dire que cette tournée a eu un effet négatif ou positif. Il est clair que les partenaires que nous avons rencontrés ont été sensibilisés. Maintenant pour la participation à la table-ronde qui se tiendra le 24 septembre 2018 à New York, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, il est clair que tous ont annoncé leur présence. Nous attendons maintenant des annonces qui seront faites pour permettre à la coordination de cette initiative d’avoir des fonds afin de lancer rapidement les études à réaliser, avec des rapports scientifiques bien cernés ».

Pour sa part, Stephen Jackson, Coordonnateur du Système des Nations-Unies et Représentant du PNUD au Gabon a rappelé la détermination des Nations Unies dans l’accompagnement de cette initiative. « Les Nations Unies nous croyons que cette initiative africaine d’adaptation, c’est parmi les initiatives les plus importantes. Pas seulement pour le continent, mais pour la planète », a-t-il déclaré. Il a par ailleurs annoncé la réalisation d’un rapport sur la situation d’adaptation en Afrique. Ce premier rapport du genre « qui va parler du niveau de vie qu’affronte le continent africain, mais aussi va faire  la lumière sur les avancées importantes du continent. En luttant pour s’adapter en changement climatique et en mobilisant ses propres ressources nationales et locales.  Il y a beaucoup de défis, mais aussi beaucoup de bonnes pratiques, et beaucoup de bonnes nouvelles à annoncer. Et ce rapport va constituer une première opportunité pour le faire ».

Pour rappel, le Gabon assure les mandats de Coordonnateur du Comité des chefs d’État et de Gouvernements sur les changements climatiques (CAHOSCC) et de Président de la Conférence ministérielle africaine sur l’environnement (CMAE). Au cours de cette rencontre, le Ministre d’Etat a également exposé les perspectives futures, en vue de la préparation de l’importante table ronde des donateurs qui se tiendra, le 24 septembre 2018, à New York, en marge de la soixante-treizième session de l’Assemblée Générale des Nations Unies.

 

DTV 2018

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