« Il faut être au front, sur toutes les questions de développement » dixit Augustine B Njamnshi

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Photo de famille à l'issue des échanges.@durabletv

La section Gabon de  l’Alliance Panafricaine pour la Justice Climatique (PACJA) lancée en mai 2018 a reçu récemment à Libreville, le vice-président international de cette organisation dans le cadre d’une tournée africaine. L’escale de Libreville a permis à l’expert camerounais de discuter avec les membres du Gabon, de l’engagement dans la société civile, l’apport de cette dernière dans les négociations internationales et enfin son élection dans le Comité de la Société Civile de la Banque Africaine de Développement (BAD).

 

Sur l’engagement, il a invité tous les membres à être vrai, en tout temps. Car pour lui, « le travail de la société civile doit se faire avec le cœur, doit sortir du cœur ». Il faut être patient et apporter quelque chose de particulier quand on s’engage. « Etre diplômé ou spécialiste dans un domaine ». Et pour atteindre des objectifs communs forts, « il ne faut pas être seul, mais travailler ensemble ». Même si les organisations membres de PACJA Gabon déplorent toujours pour le grand nombre le fait de travailler sans récépissé définitif, ce qui est un obstacle à l’obtention de certaines subventions, Augustine B Njamnshi a demandé ces dernières de toujours respecter la loi et envisager un forum tripartite (gouvernement, société civile et bailleurs de fonds) pour faciliter à terme l’action de la société civile sur le terrain.

Malgré le rôle diversement apprécié de la société civile dans les négociations internationales, le vice-président international du PACJA a quand même indiqué que l’heure n’était plus à la négociation, mais à l’application des engagements pris par nos différents Etats en signant l’accord de Paris. La mise en œuvre de cet accord est une affaire de tous. « La politique de la chaise vide ne paie pas. Il faut être au front, sur toutes les questions de développement », a-t-il lancé à l’assistance très enthousiaste.

Les 15 et 16 janvier dernier à Abidjan en Côte d’Ivoire, le Comité de la Société civile de la  BAD  tenait sa première réunion statutaire présidé par  Jennifer Blanke, présidente du comité, et vice-présidente de la Banque chargée de l’Agriculture, du développement humain et social, au siège de la Banque. A cette occasion,  Augustine B Njamnshi a été élu vice-président de ce groupe consultatif de la banque. Il a rappelé que ce comité a été créé par la banque  dans le but de renforcer les liens et la collaboration avec l’ensemble de la société civile en Afrique. Le comité compte 11 organisations de la société civile à l’expertise avérée dans au moins l’une des cinq grandes priorités de développement de la Banque, baptisées « High 5 » (Ces Cinq(5) grandes priorités sont: éclairer et fournir de l’énergie à l’Afrique, nourrir l’Afrique, industrialiser l’Afrique, intégrer l’Afrique, et améliorer la qualité de vie des Africains).

Le vice-président international a ainsi exhorté la section Gabon, dont Fabrice Ntchango, est le Coordonnateur National, à saisir le comité en cas de nécessité dans les projets qui impliquent la BAD pour un meilleur suivi des investissements stratégiques de la banque dans le développement.  Une démarche qui s’inscrit parfaitement avec le  programme 2018-2022 du PACJA qui veut veiller à la mise en œuvre l’accord de Paris sur le climat en Afrique.

L’Alliance panafricaine pour la justice climatique (PACJA) est une coalition continentale d’organisations de la société civile dont le but est de mobiliser et de responsabiliser la société civile africaine afin de garantir la mise en place d’une justice environnementale et climatique pour tous les peuples d’Afrique.

C’est la plus grande alliance d’organisations de la société civile (OSC) avec plus de 1000 membres dans plus de 45 pays d’Afrique, incarnant une voix africaine sur la justice climatique et environnementale.

 

Avec GN

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