JMA 2018: « Environ 820 millions de personnes souffrent toujours de la faim » dixit António Guterres

0

A l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation (JMA) le 16 octobre dernier, le chef de l’ONU et les agences alimentaires onusiennes ont appelé le monde à s’unir pour éliminer la faim qui a augmenté pour la troisième année consécutive.

 

« Dans notre monde d’abondance, une personne sur neuf n’a pas de quoi se nourrir. Environ 820 millions de personnes souffrent toujours de la faim », a rappelé le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, dans un message publié pour la circonstance.

Face à la faim, les femmes et les enfants sont les premières victimes. Quelque 155 millions d’enfants connaissent une malnutrition chronique et risquent de souffrir d’un retard de croissance qui aura des conséquences sur leur vie tout entière. Et plus de la moitié des décès de nourrissons dans le monde sont causés par la faim.

« C’est une situation intolérable », s’est écrié Guterres. « Nous devons prendre l’engagement d’éliminer la faim et de faire en sorte que tout le monde puisse manger sainement et avoir accès à une alimentation nutritive ».

Pour le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM), la hausse des prix des denrées alimentaires dans les pays en conflit ou confrontés à une forte instabilité politique devrait provoquer un choc et une indignation.

« Nous allons dans la mauvaise direction », a alerté David Beasley, le Directeur exécutif du PAM. « Avec toute notre richesse, notre expertise, notre technologie –  nous devrions avoir honte que des enfants souffrent toujours de la faim », a-t-il ajouté.

Une étude du PAM publié ce mardi montre que les coûts alimentaires restent souvent extrêmement disproportionnés par rapport au revenu dans une grande partie de l’Afrique, ainsi que dans certaines régions d’Asie et, dans une moindre mesure, d’Amérique latine.

Pour le Fonds international de développement agricole (FIDA), atteindre l’objectif de Faim zéro requiert des investissements sur la durée dans l’agriculture, notamment en Afrique.

« Pour que l’agriculture africaine atteigne son potentiel, nous avons besoin d’investissements. Pas seulement au niveau de la productivité et de la rentabilité, mais aussi en termes d’infrastructures, dans la recherche et les politiques qui permettront aux chaînes de valeur d’intégrer les petits exploitants agricoles, ainsi que les femmes et les jeunes », a déclaré Gilbert F. Houngbo, Président du FIDA.

 

Avec Agences

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Résoudre : *
4 + 22 =