Journée mondiale des zones humides 2020 : Zones humides et biodiversité (2 février)

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La Journée mondiale des zones humides marque la date de l’adoption de la Convention sur les zones humides le 2 février 1971 dans la ville iranienne de Ramsar, sur les rives de la mer Caspienne. La Journée mondiale des zones humides, qui a pour thème cette année “Les zones humides et la biodiversité”, est l’occasion de souligner l’importance de la conservation de la biodiversité des zones humides.

 

Cette importance a été soulignée récemment par l’évaluation mondiale de l’IPBES qui a identifié les zones humides comme l’écosystème le plus menacé. Cela a un impact sur 40 % des espèces végétales et animales qui vivent ou se reproduisent dans les zones humides. La Convention du patrimoine mondial travaille en étroite collaboration avec d’autres entités pour protéger les systèmes de zones humides les plus importants du monde. Les zones humides peuvent être protégées sous différentes désignations, que ce soit par Ramsar, la Convention du patrimoine mondial de l’UNESCO, le Programme de l’UNESCO sur l’Homme et la biosphère et d’autres, et certaines d’entre elles se chevauchent.

La zone de conservation du Pantanal (Brésil) représente 1,3 % de la région du Pantanal brésilien, l’un des plus grands écosystèmes de zones humides d’eau douce au monde. Le paysage culturel de Fertö / Neusiedlersee (Autriche, Hongrie) est un exemple unique de peuple vivant en harmonie avec la nature et un lieu de rencontre de différentes cultures depuis huit millénaires. Quarante-cinq pour cent du parc national des Sundarbans (Inde) est une zone humide sous forme de rivières, de ruisseaux et de canaux à marée. Il abrite une grande diversité biologique et d’espèces animales, y compris la plus grande population de tigres et des mammifères aquatiques menacés comme les dauphins de l’Irrawaddy et du Gange.

Les zones humides sont également des lieux d’alimentation et de reproduction essentiels pour les oiseaux migrateurs. Ces voies de migration comprennent des sites du patrimoine mondial qui sont des lieux de halte essentiels pour les oiseaux, de sorte que la conservation efficace de ces sites est cruciale pour la conservation des oiseaux migrateurs à l’échelle mondiale. Le parc national du Banc d’Arguin (Mauritanie) est l’une des zones les plus importantes au monde pour les oiseaux nicheurs et les échassiers migrateurs du Paléarctique.

Inscrit sur la liste du patrimoine mondial lors de la 43e session du Comité du patrimoine mondial, le site Les sanctuaires d’oiseaux migrateurs le long de la côte de la mer Jaune – golfe de Bohai de Chine (phase I) (Chine) est un autre site essentiel pour les oiseaux migrateurs. Les zones intertidales de la mer Jaune/Golfe de Bohai sont d’une importance mondiale pour le rassemblement de nombreuses espèces d’oiseaux migrateurs qui utilisent l’itinéraire aérien Asie de l’Est-Australasie. De grands rassemblements d’oiseaux, dont certaines des espèces les plus menacées au monde, dépendent du littoral comme halte pour muer, se reposer, hiverner ou nicher.

Si les zones humides du patrimoine mondial constituent un habitat important pour la biodiversité, elles sont également menacées par la pollution, le changement climatique, les barrages et la surexploitation. Le Centre du patrimoine mondial s’efforce de résoudre ces problèmes, par exemple dans le delta de l’Okavango (Botswana).

Le delta de l’Okavango a été désigné comme site Ramsar en 1996 et comme site du patrimoine mondial en 2014 en raison de sa biodiversité et de ses valeurs panoramiques exceptionnelles. Son bassin fluvial Cubango-Okavango est l’un des derniers systèmes fluviaux non perturbés au monde, mais il est menacé par la pression du développement. Le delta abrite des peuples indigènes et certaines des espèces de grands mammifères les plus menacées au monde, comme le guépard, le rhinocéros blanc, le rhinocéros noir, le chien sauvage africain et le lion.

En 2019, les États parties de l’Angola, du Botswana et de la Namibie ont convenu d’une feuille de route pour explorer l’extension des limites du site du patrimoine mondial du delta de l’Okavango afin de protéger le bassin fluvial et le système unique de zones humides (un projet financé par la coopération UNESCO/Flandre Fonds-en-dépôt du gouvernement des Flandres, Belgique).

Cet exemple illustre comment la Convention du patrimoine mondial peut être un outil puissant pour formaliser la coopération internationale sur les ressources partagées du patrimoine, et promouvoir le développement durable en combinant un cadre normatif mondial avec le développement de projets opérationnels et une collaboration concrète.

Notre travail avec la Convention de Ramsar est un autre mécanisme de protection des zones humides. Selon la Revue du patrimoine mondial sur les zones humides, plus de 130 sites Ramsar sont inscrits en tout ou en partie dans 90 biens du patrimoine mondial. Du 25 au 28 février 2020, à l’invitation de l’Espagne, le Centre du patrimoine mondial enverra une mission de suivi réactif dans le parc national de Doñana (Espagne), menée conjointement avec le secrétariat de la Convention de Ramsar.

Grâce à l’étroite coopération entre les États parties à la Convention du patrimoine mondial et à la Convention de Ramsar, nous continuerons à protéger les zones humides et leur biodiversité en tant que tâche vitale de l’humanité.

Avec whc.unesco.org

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