« La mortalité maternelle a été réduite de 40% dans la région Afrique de l’Ouest et du Centre » dixit Mabigué Ngom

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Une avancée enregistrée depuis la dernière La Conférence Internationale sur la Population et le Développement (CIPD +25) dont les é5 ans seront commémorés à la faveur du sommet qui  est prévue du 12 au 14 novembre à Nairobi au Kenya avec comme thème “accélérer les promesses”. A l’approche de cette rencontre, Mabigué Ngom Directeur régional du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre  a répondu aux questions de l’APS.Morceaux choisis.

 

« En 1994, 179 chefs d’Etat et de gouvernement s’étaient réunis au Caire pour convenir de ce qu’on appelle le programme d’action du Caire en matière de population et de développement. L’idée c’était de faire en sorte que les défis” relatifs à la santé de la reproduction, aux jeunes, aux personnes âgées, à la mortalité maternelle et infantile, à l’accès aux services de planification familiale et à l’égalité de genre “soient mis sur la table », a-t-il avancé.

Dans la région Afrique de l’Ouest et du Centre, « il y a un élan militant en ce qui concerne l’accélération des objectifs qui étaient retenus au Caire comme l’accès aux services de planification familiale, les violences basées sur le genre, la mortalité maternelle qui était réduite de 40 % en 25 ans », a-t-il renseigné au sujet de la mise en œuvre des “fortes recommandations” du Caire 1994.

Il juge que « ce n’est pas très brillant mais ces progrès ont été faits. Il ne faut pas attendre 25 ans pour gagner encore ce pari. Nous avons aussi augmenté l’accès aux services de planification familiale avec notamment l’accès aux services modernes de contraception, nous avons fait des progrès de 25 %. C’est énorme mais nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir », assure Mabigué Ngom.

Sur la mortalité maternelle, le Directeur régional  a affirmé que « il y a dans la sous-région des pays où nous enregistrons encore plus de 1200 décès pour 100.000 naissances vivantes alors que la communauté internationale avait fait le pari pour 75 décès maternels pour 100.000 naissances vivantes. Dans beaucoup de pays, il faut multiplier ce chiffre par 10 avec des taux extrêmement élevés ».

Concernant la planification familiale, “un long chemin” reste selon lui “à parcourir avec des pays qui sont encore à 6 % pour les méthodes modernes”. « Nous sommes très loin de la barre que les chefs d’Etat et de gouvernement s’étaient fixés à savoir faire en sorte que chaque femme, où elle se trouve, puisse avoir accès à ces services qui lui permettent de réaliser ses choix et de tirer un grand profit de ses droits », a relevé Mabigué Ngom.

Selon lui, “il n y a pas de solutions miracles” à la problématique de la mortalité maternelle. « En relevant le taux de planification familiale de façon considérable, on agit immédiatement sur la mortalité maternelle car cela permet de réduire d’un tiers les décès maternels », a-t-il fait observer. Non sans ajouter qu’ «  Il y a énormément de pays qui ont définitivement réglé cette question de la mortalité maternelle. C’est à notre portée, c’est une question de solidarité internationale et d’efforts au niveau des pays d’abord, ensuite au niveau des partenaires qui les accompagnent », a-t-il insisté.

 

DO avec Agence de Presse Sénégalaise

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