L’américaine Louise Glück Prix Nobel de Littérature 2020

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Les jurés du prix Nobel de littérature ont sacré la poétesse américaine Louise Glück, le jeudi 8 octobre dernier. Un choix qui devrait provoquer moins de remous que celui, pour l’année 2019, de l’Autrichien Peter Handke. Une « voix poétique » à la « beauté austère (qui) rend l’existence individuelle universelle ». A 77 ans, l’américaine devient la 16ème femme honorée depuis la création du prix.

 

Née en 1943 à New York, grandie à Long Island et diplômée de l’université de Columbia, Louise Glück a publié ses premiers poèmes avant d’avoir 20 ans. Le site très complet de la Poetry Foundation relève parmi ses qualités remarquables « la précision technique de sa poésie, la sensibilité, l’exploration de la solitude, des relations familiales, du divorce et de la mort (…), ainsi que sa manière de retravailler les mythes grecs et romains comme ceux de Perséphone et de Déméter ».

A peine traduite en France, sinon dans des revues spécialisées de Poésie, l’écrivaine est en revanche tenue outre-Atlantique pour l’une des plus grandes poétesses de langue anglaise de son époque, admirée par nombres d’écrivains, qui ont salué sur Twitter l’annonce de son prix, à l’instar de Daniel Mendelsohn. Elle a d’ailleurs reçu de grands prix littéraires, tels le Pulitzer pour The Wild Iris (1992), le National Book Award pour Faithful and Virtuous Night en 2014, ou celui du Los Angeles Times, en 2012, pour Poems 1962-2012. Elle a récemment reçu la médaille nationale des sciences humaines le 22 septembre dernier.

L’Académie suédoise indique qu’elle a « rapidement été reconnue comme l’un des poètes les plus importants de la littérature américaine contemporaine ». Les œuvres de Louise Glück « se caractérisent par un souci de clarté », poursuit le comité Nobel, ajoutant que « l’enfance et les relations familiales, entre les parents, les frères et sœurs, sont des thématiques centrales chez elle ». L’Américaine a publié douze recueils de poésie et ainsi que des essais sur la poésie.

Rappelons qu’en fin 2017, l’Académie suédoise avait été minée par les dissensions sur la manière de gérer les accusations visant un Français, Jean-Claude Arnault, époux d’une académicienne et personnalité influente de la scène culturelle suédoise, depuis condamné pour viol.

GM/DTV2020

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