Niveau des océans : une hausse de plus du double des précédentes estimations est « plausible »

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ILULISSAT, GREENLAND - JULY 24:(BEST OF 2013 PACKAGE) The village of Ilulissat is seen near the icebergs that broke off from the Jakobshavn Glacier on July 24, 2013 in Ilulissat, Greenland. As the sea levels around the globe rise, researchers affilitated with the National Science Foundation and other organizations are studying the phenomena of the melting glaciers and its long-term ramifications. The warmer temperatures that have had an effect on the glaciers in Greenland also have altered the ways in which the local populace farm, fish, hunt and even travel across land. In recent years, sea level rise in places such as Miami Beach has led to increased street flooding and prompted leaders such as New York City Mayor Michael Bloomberg to propose a $19.5 billion plan to boost the citys capacity to withstand future extreme weather events by, among other things, devising mechanisms to withstand flooding. (Photo by Joe Raedle/Getty Images)

Selon Jonathan Bamber, professeur à l’université de Bristol, la hausse du niveau des océans menace d’engloutir des îles et de rendre les populations littorales plus vulnérables à des catastrophes naturelles « ouragans, inondations ».

 

Dans un scénario pessimiste où les rejets de gaz à effet de serre par les activités humaines ne sont pas infléchis, entraînant un réchauffement climatique de +5 °C, « il est plausible que la montée du niveau des mers dépasse deux mètres d’ici 2100 », d’après une étude parue dans les PNAS signée par 22 experts des calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique. La fonte de ces glaces est l’un des facteurs principaux de la montée des eaux, avec les glaciers et l’expansion thermique des océans (l’eau chaude gagne en volume). Cela se traduirait par la perte de 1,79 million de kilomètres carrés de terres, et le déplacement de 187 millions de personnes.

La dernière estimation de référence réalisée par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), en 2014, estimait le pire des scénarios à juste en-dessous d’un mètre d’élévation du niveau des océans à la fin du XXIe siècle, par rapport à la période 1986-2005. Les 22 glaciologues ne contredisent pas ce scénario, mais préviennent qu’il existe une probabilité non négligeable que la hausse soit bien plus grave.

Leur prédiction médiane est de 69 cm dans un schéma optimiste de réchauffement de +2 °C en supposant que l’on réduise les émissions de gaz à effet de serre (objectif minimal de l’accord de Paris), et de 111 cm dans la trajectoire actuelle (sans réduction des émissions), par rapport à l’an 2000. Mais l’amplitude possible de la montée des océans, est très grande : même si l’humanité parvenait à limiter la hausse de la température globale à +2 °C, la montée pourrait varier entre 36 et 126 cm. Et en cas de réchauffement de +5 °C, il existerait un risque de 5 % que la hausse dépasse 238 cm.

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