Palmier à huile : les départements de Ndolou et de la Dola réitèrent leur refus à son expansion

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Les villages de Mandji et de Ferra dans la province de la Ngounié ont récemment accueilli la journée de lutte contre les monocultures d’arbres cette année. Il a s’agit pour son initiateur, l’ONG Muyissi Environnement de créer un cadre d’échanges afin d’apporter des éclairages aux communautés riveraines aux plantations de palmiers à huile en vue d’un changement de mentalité de celles-ci. Elle a également saisi l’opportunité pour alerter la multinationale Olam Palm Gabon.

 

Le choix de l’organisation de la journée de lutte contre les monocultures d’arbres dans ces localités n’est pas le fait du hasard. Depuis plusieurs années, la multinationale Olam Palm Gabon est implantée dans la province de la Ngounié. Des palmiers à huile plantés sur plus de 58000ha.

Une vue des participants prenant part aux échanges organisés par l’ONG, Muyissi Environnement. 

Cette occupation d’espace de terres faciles pose problème entre la société et les communautés riveraines. “Pour avoir Olam Palm, c’est à l’international et, à ce niveau, il faut avoir des amis” lâche le président de l’ONG Muyissi Environnement, Ladislas Ndembet.

Afin de renforcer les stratégies de lutte contre l’expansion de palmiers à huile, Muyissi Environnement a adhéré en 2017 à l’Alliance internationale de lutte contre l’expansion des plantations de palmiers à huile. “Les femmes du Cameroun se lèvent régulièrement pour aller rencontrer le ministre de la promotion de la femme et de la famille. Cela ne peut être possible que si on s’organise,” martèle, Marie Crescence Ngobo, spécialiste en développement rural.

Les populations craignent chaque jour, l’accaparement des terres par Olam Palm Gabon, ailleurs, les témoignages de viols, d’abus d’autorité laissent pantois, Me Bertille Wouami du Cameroun, appelle les femmes gabonaises à se lever pour interpeller le gouvernement quant aux agissements d’Olam.

Aujourd’hui, les populations veulent récupérer leurs terres, elles dénoncent “les accords signés“, les contrats sociaux semblent flous. Il est urgent que les communautés riveraines parlent d’une seule voix. “Soyons soudés, ce sont nos terres” a insisté le président de l’ONG Muyissi Environnement, Ladislas Ndembet. Hortense Dolores Kinkodila du Congo a exhorté les femmes et les jeunes à se mettre en coopératives et développer l’agriculture vivrière et maraîchère.

Lors de ces rencontres, l’on s’est aperçu que les sociétés de palmiers à huile agissent de la même façon, elles intimident , elles font des fausses promesses allant jusqu’à diviser les communautés. Mandji et Ndendé ont montré leur détermination à faire reculer Palm Gabon.

C’est en cela que les communautés des villages Ndolou et de la Dola se sont mobilisées les 21 et 22 septembre dernier renouveler leur refus du projet d’expansion des plantations de palmiers à huile.

 

Avec Gabonews

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