PNUE : Erik Solheim va démissionner de son poste pour une affaire de « gros sous »

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C’est aujourd’hui  qu’il devrait quitter officiellement ses fonctions de Directeur du Programme des Nations unies pour l’environnement  (UNEP) , après une polémique sur des frais de déplacement jugés exagérés.

 

Dans un communiqué, António Guterres, le secrétaire général de l’ONU, a déclaré être «reconnaissant pour les services rendus par M. Solheim qui s’est conduit en leader, parvenant à attirer l’attention du monde sur les défis environnementaux actuels». La directrice adjointe de l’agence onusienne, Joyce Msuya, a été désignée pour remplacer Solheim dans l’attente d’un nouveau recrutement.

Arrivé plein de promesses et d’espoirs il y a deux ans à la tête du Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue), Erik Solheim assurait en novembre 2016 à Libération : «Si nous travaillons ensemble, nous surmonterons tous les problèmes.» Ce jeudi, il quittera ses fonctions après une polémique sur des frais de déplacement jugés exagérés. D’après le Guardian, ce serait António Guterres, le secrétaire général de l’ONU, qui aurait poussé le chef du programme à la démission.

Après que plusieurs pays – le Danemark, la Suède et les Pays-Bas – ont menacé de couper leurs financements à l’agence, l’ONU avait lancé un audit interne pour évaluer le montant des dépenses de transport du chef du Pnue. Solheim a reçu les conclusions de cette enquête samedi, comme il l’a expliqué dans un communiqué publié mardi : «J’ai été et je reste engagé à faire tout ce que je pense être dans le meilleur intérêt du Pnue et de notre mission.» En clair, partir.

En vingt-deux mois, Solheim aurait dépensé pour près de 500 000 dollars en billets d’avion et hôtels, selon le Guardian, qui a eu accès à l’audit. Sur les 668 jours audités, Solheim était en déplacement 529 jours. Il aurait aussi autorisé des employés à rester vivre en Europe, alors qu’ils étaient censés être basés à Nairobi, au Kenya, où se trouve le siège du Pnue.

La direction de l’ONU ne pouvait pas laisser passer de tels écarts de conduite, surtout une telle empreinte carbone, alors qu’elle s’apprête début décembre à organiser la 24e Conférence internationale sur la lutte contre le changement climatique à Katowice, en Pologne. Selon d’autres sources, Solheim, qui ne vient pas du sérail de l’ONU, paierait sa volonté de lutter contre un système jugé trop bureaucratique.

 

Avec Libération

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