Pollution à Etimboué : Perenco mis en examen

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L’entrepris pétrolière Franco-britannique Perenco a récemment été inculpée et mise en examen par le tribunal de Port Gentil. L’entreprise est accusée de pollution à grande échelle à Etimboué, le département le plus riche en pétrole et en gaz au Gabon.

 

La plainte déposée le 15 janvier 2021 contre Perenco Gabon SA, par le Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG) et les populations d’Etimboué, pour violation généralisée des différentes législations relatives aux hydrocarbures et à l’environnement, le tribunal de première instance de Port-Gentil a inculpé le 16 juillet pétrolier Perenco SA et a requis sa mise en examen pour les faits de pollution.

La compagnie pétrolière franco-britannique Perenco est inculpée pour violation de la loi 007/2014 relative à la protection de l’environnement en République gabonaise, pollution et dégradation des rivières, lagunes et mer par les hydrocarbures, pollution et dégradation des mangroves, des écosystèmes maritimes et terrestres, pollution et dégradation de la flore et des ressources halieutiques.

Un acte déjà perçu comme une victoire pour les initiateurs de la plainte et les communautés victimes des impacts socio-économiques de ces crimes contre la multinationale dont les activités extractives dans ce département, le plus riche en pétrole et en gaz au Gabon, ont généré des dégâts et des dommages environnementaux d’une ampleur sans précédent. «Une grande première au Gabon et en Afrique, une reconnaissance par la justice gabonaise du combat légitime de la société civile et des communautés dans la lutte contre les crimes environnementaux liés aux activités des multinationales», estiment-ils.

Les plaignants considèrent les activités de Perenco dans le département d’Etimboué comme une «exploitation non professionnelle» des hydrocarbures, en violation des normes légales. Ils affichent une farouche détermination à faire payer à la multinationale, le prix le plus élevé consécutif aux crimes environnementaux qui découlent de ses activités. «Nous nous réservons une action civile en indemnisation des populations victimes des impacts socio-économiques desdits crimes et pour le paiement des fonds communautaires non perçus en 29 ans d’exploitation pétrolière et gazière à Etimboué», a soutenu le président du ROLBG, Georges Mpaga.

Avec Gabonreview

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