Pollution de l’environnement : «Déchets, ça déborde! On fait quoi?»

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Ce lundi 18 novembre est une journée spéciale sur toutes les antennes de RFI intitulée : « Déchets, ça déborde ! On fait quoi ? » Quelle est la situation à travers le monde et notamment en Afrique ? Quelles sont les initiatives qui tentent de répondre à cet immense défi environnemental et humain ? Quelles sont les solutions envisagées ? L’objectif zéro déchet est-il réaliste ?

 

Où que l’on vive sur la planète, nous vivons avec eux, parfois au milieu d’eux. Les déchets de toutes sortes s’amoncellent dans et autour des villes, à des degrés divers selon les endroits du globe. Citoyens, responsables politiques et associatifs, entreprises, tout le monde est responsable. La réflexion sur nos modes de consommation, sur la façon dont nous jetons ce dont nous ne voulons plus doit être menée à l’échelle internationale. Produire moins de déchets, mieux les recycler, le défi collectif est immense. Reste à se coordonner !

Une émission spéciale a été diffusée ce 18 novembre au matin en direct du bar-restaurant Le Londress, rue de Paradis à Paris. La mairie et l’association Zero Waste tentent depuis le début de l’année 2018 d’en faire un laboratoire zéro déchet. Le but est d’associer les habitants, les commerçants et les entreprises dans cette démarche. Autour d’Arnaud Pontus, de nombreux invités ont réagi aux reportages qui ont été réalisés par les journalistes de RFI partout dans le monde.

Juan Gomez donne ensuite la parole dans Appels sur l’Actualité. Caroline Paré (Priorité Santé) traite des effets des déchets sur notre santé. Emmanuelle Bastide (7 milliards de voisins) se demande si l’on peut emballer sans plastique. Caroline Lachowsky (Autour de la Question) s’interroge sur notre rapport aux déchets. Et Anne Cantener (Décryptage) évoque les flux internationaux. L’émission Accents d’Europe traite du grand marché mondial des déchets. Sans oublier le Grand Reportage de Sonia Rolley dans les rivières de déchets de Kinshasa et de nombreuses illustrations en textes, images et vidéos sur notre site et nos applications mobiles.

Parce que les habitants de la planète n’ont jamais produit autant de déchets solides : environ deux milliards de tonnes par an. Et ça n’est pas près de s’arranger. En 2018, un rapport de la Banque mondiale annonçait qu’à l’horizon 2050 et si rien ne change, la production de déchets allait augmenter de 70%, bien davantage en Asie du sud-est et en Afrique subsaharienne.

Plusieurs facteurs déterminants : le développement sans fin du commerce à distance gourmand en emballages, l’avènement de la société de consommation dans des pays qui en étaient relativement exclus, l’urbanisation galopante. Résultat : des montagnes de plastique, de déchets électroniques, de déchets organiques (résidus d’origine végétale ou animale), de déchets du bâtiment s’amoncellent dans les villes ou leurs alentours, à moins qu’ils ne se déversent dans les rivières puis dans les océans.

D’abord des conséquences pour la santé : selon le PNUE (Programme des Nations unies pour l’environnement),  les décharges sauvages sont l’une des premières sources de maladies, les déchets notamment électroniques étant souvent toxiques et dangereux. Dans le monde, au moins 64 millions de personnes subissent la pollution issue des 50 plus grandes décharges. À Kinshasa, en République démocratique du Congo, où des montagnes de déchets entourent les habitations et recouvrent les rivières, une opération de lutte contre l’insalubrité a été lancée en octobre par le président Félix Tshisekedi. « Kin la belle est devenue Kin la poubelle ».

C’est la grande nouveauté : la révolte s’organise dans les pays qui reçoivent les déchets non-recyclables venus des zones les plus riches. C’est le cas de l’Asie du Sud-Est, particulièrement concernée depuis que la Chine a fermé ses importations début 2018. Ces derniers mois, les Philippines, la Malaisie et certains de leurs voisins ont commencé à renvoyer des tonnes de déchets vers les pays occidentaux. La préoccupation grandit aussi en Afrique qui reçoit énormément de matériaux électroniques d’occasion, souvent hors d’usage, et qui terminent leur vie dans d’immenses décharges comme celle d’Agbogbloshie, dans la banlieue d’Accra au Ghana.

Avec RFI.fr

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