Tigres: entre braconnage et destruction du milieu naturel sa survie compromise

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Une équipe de chercheurs confirme qu’il existe bien six – et non cinq ou deux – sous-espèces de tigres dans le monde. Une petite nuance qui a son importance, notamment en matière de conservation. Les détails de l’étude sont rapportés dans la revue Current Biology.

 

Lorsqu’il vous reste moins de 4 000 spécimens à l’état sauvage, préciser la taxonomie de cette espèce est d’une importance capitale. Si celle-ci faisait jusqu’ici débat, l’analyse du génome entier de 32 tigres, représentatifs de différentes régions d’Asie, vient d’évaluer officiellement le nombre de sous-espèces de tigres à six. Elles sont les suivantes : les tigres de Sibérie (le plus gros, jusqu’à 3,80 mètres de longueur), de Chine méridionale, du Bengale, d’Indochine, de Malaisie et de Sumatra (le plus petit, environ 2,30 mètres de longueur).

Rappelons qu’il y a quelques décennies, trois sous-espèces supplémentaires occupaient la planète, toutes éteintes aujourd’hui : le tigre de Bali (disparu au début des années 1930), le tigre de la Caspienne (disparu dans les années 1970), et le tigre de Java (éteint dans les années 80).

La principale cause de ces disparitions ? L’Homme, et ses activités. Déforestation entraînant une perte de l’habitat naturel du tigre, mais aussi braconnage pour la peau ou les os – prélevés pour leurs soi-disant vertus médicinales. Protéger le tigre est donc d’une importance capitale si nous ne voulons pas voir cet animal emblématique disparaître complètement. Des moyens de conservation sont mis en place, mais ces nouvelles distinctions changent quelque peu la donne. En théorie, des individus de n’importe quelle région pourraient être déplacés pour repeupler d’anciennes zones ou augmenter le nombre de populations locales en déclin. Mais les adaptations du tigre pourraient finalement être plus subtiles et complexes.

« L’absence de consensus sur le nombre de sous-espèces de tigres a partiellement entravé l’effort mondial visant à rétablir l’espèce en voie d’extinction », peut-on notamment lire dans l’étude. Qu’il s’agisse de reproduction en captivité ou d’interventions humaines au sein des populations sauvages, les efforts de conservation devront prendre en compte ces délimitations désormais explicites. Car en autorisant deux sous-espèces à se reproduire, les plus vulnérables pourraient finalement disparaître.

 

Sciences Post

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