VIH/SIDA : les différentes parties à la lutte examinent le cadre juridique

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Libreville a abrité pendant deux jours(10 et 11 juillet dernier ),  les travaux de l’atelier d’actualisation du rapport de l’étude sur l’évaluation du cadre juridique de la riposte au VIH/SIDA au Gabon. Parmi les objectifs de cet atelier, contribuer à promouvoir un environnement luttant contre la stigmatisation et la discrimination des personnes vivant avec le VIH/SIDA au Gabon à travers notamment un plan d’action efficace.

Organisé par le Ministère de la Santé et de la Famille, avec l’appui de l’ONUSIDA, ainsi que l’accompagnement financier du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), le présent atelier s’inscrit dans la dynamique d’actualisation de l’étude sur l’évaluation dudit cadre juridique entamée depuis 2014. Il apparaissait donc nécessaire d’apprécier les dispositions légales déjà prises pour éradiquer le SIDA au Gabon. Contribuer à promouvoir un environnement propice aux personnes vivant avec le VIH/SIDA, revient aussi à élaborer un plan d’action pour la mise en œuvre des recommandations qui sortiront de ces deux jours de travaux.

Car, « la stigmatisation et la discrimination sont en effet, des obstacles majeurs pour une riposte nationale efficace contre le VIH. En effet, ces deux facteurs affectent la santé mentales des personnes vivant avec le VIH/SIDA ainsi que leur accès aux services de soins et de traitement », a tenu à rappeler Félix Ndong-Obiang, Secrétaire général adjoint 1 au Ministère de la Santé. De même,  l’étude sur l’index de la stigmatisation et de la discrimination des personnes vivant avec le VIH au Gabon menée en 2013  par la Direction générale de la Prévention du Sida (DGPS), en collaboration  avec l’ONUSIDA, l’UNICEF et le Réseau des personnes vivant avec le VIH avait révélé que 60% de ces personnes au Gabon souffrent de stigmatisation dû à leurs statuts.

Une vue des participants présents à l’atelier. @Durabletv

Une situation qui « complique davantage le recours aux services de prise en charge et de traitement par ces derniers. Félix Ndong-Obiang a également évoqué l’Enquête démographique et de Santé II, réalisé en 2012. « Les résultats montrent que seulement 21% des femmes de 15-49 ans contre 33% d’hommes de la même tranche d’âge se montreraient tolérant(e)s si elles ou ils se trouvaient confronté(e)s à une personne vivant avec le VIH ».  Face à cette adversité envers cette maladie que les experts ne considèrent plus comme une fatalité, il importe de changer de perception. Pour y parvenir, Nicole Nguema Metogo, Expert Genre et Droits Humains, Consultant national pour le PNUD estime qu’il faut «  élaborer une loi sur le dépistage des mineurs, et sur la protection des personnes vivant avec le VIH. Une loi qui puisse mettre ces personnes-là à l’abri de toutes les formes de discrimination pourque malgré la maladie, elles puissent aisément jouir de leurs droits. […]Donc ce sont des réformes qui pourraient jouer un rôle majeur dans la riposte nationale au VIH ».

A en croire Nicole Nguema Metogo, le processus ne va pas s’arrêter avec l’atelier. « Les suites de ce processus, c’est effectivement faire un plaidoyer, faire un suivi de ce projet de loi là, tout en estimant qu’il pourra voir le jour. On va rester positif. Ensuite, nous voulons organiser une rencontre pour passer en revue, les questions de santé sexuelle de la reproduction chez les jeunes ». Cet atelier qui regroupe UNFPA, UNICEF, ONUSIDA, PNUD, Ministère de la Santé et la Société civile espère dans un avenir proche produire une avancée considérable pour atteindre l’objectif « zéro SIDA, zéro discrimination » au Gabon.

 

DTV2018

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